 |
Corsaires 1604 ...la mer des caraïbes au XVIIe siècle
|
| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
Pietro-luigi De Treviso

Inscrit le: 21 Mar 2006 Messages: 2035 Localisation: Au rayon des bouteilles de Grappa Groupes d'utilisateurs:
|
Posté le: 11 Oct 2009, 23:59 Sujet du message: Un lupanar flottant au large de Curacao... |
|
|
Depuis peu, au large de Curacao, on voyait naviguer, la nuit venue et non loin des côtes, un étrange navire.
Une frégate qui avait été repeinte en noir, comme pour mieux échapper aux regards avinés des nuits du port.
Quelques lumières parsemaient le pont et depuis le port, on entendait s'évader par instant, selon le sens du vent et aussi sans doute selon l'age du capitaine, quelques morceaux de musique. Quelques cris de liesse aussi, des cris de joies voire de plaisir...
Ce navire n'affichait aucune bannière. Si bien qu'on pouvait le prendre pour un navire pirate mais les cris de joie qui en émanaient évinçaient cette piste...
- Tins... V'la qu'i r'vient cui-ci... Lança un marin ivre qui pissait sous les étoiles.
- C'te chose, moi j'te l'dis, c'est l'diable ! Oui c'est l'navire du diable, un vaisseau fantome et on f'rait mieux d'rentrer s'en j'ter un dernier si on veut pas qu'il nous emporte... Parce qu'c'est l'mauvais oeil qui préside à la gouvernance d'ce navire, moi j'te l'dis ! Rétorqua le compagnon de celui qui urinait dans la rade.
- Qu'est-ce tu vas chercher l'blanc-bec, c'est des contrebandiers, de foutus contrebandiers, et c'est tout... Rien d'autre...
- Ben comment t'expliques-tu donc qu'personne lui donne la chasse à ton contrebandier, hein ?
Cette dernière questions était fort judicieuse... S'il avait s'agit de contrebandiers, il y a fort à parier que les troupes espagnoles de ce port l'eurent depuis longtemps pris en chasse et arraisonné, étant donné le raffut qu'il générait... Or depuis plusieurs semaines, il était là, invariablement, chaque nuit... _________________ IMMODERATE IMPERIUM.
"...les Vénitiens, une poignée de gens vivant si librement que le plus misérable d'entre eux ne voudrait pas être roi..." La Boétie.
Dernière édition par Pietro-luigi De Treviso le 12 Oct 2009, 00:55; édité 2 fois |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Pietro-luigi De Treviso

Inscrit le: 21 Mar 2006 Messages: 2035 Localisation: Au rayon des bouteilles de Grappa Groupes d'utilisateurs:
|
Posté le: 12 Oct 2009, 00:20 Sujet du message: |
|
|
Sur le pont du navire, dix hommes armés, vêtus de capes noires et d'étranges masques vénitiens s'apprêtaient à faire monter les convives transportées depuis la rive par des chaloupes également noires...
- Mot de passe ! Lança l'un d'eux...
- Fidelio.
- C'est bon, montez...
Un groupe de notables de Curacao, accompagné par d'accortes jeunes dames, dont certaines étaient sur-fardées à la mode des cours d'Europe, appontèrent...
- Bienvenue Gentes Dames... Mon Seigneur, c'est un honneur, de vous voir ici ce soir, si loin n'ayez crainte, des yeux de votre évêque... Lança un homme qui semblait être le maître de ces lieux...
- J'espère que vous vous amuserez bien, croyez-bien que ce navire est fait pour cela...
Les gentes dames pénètrent au château du navire suivies par l'homme endimanché. Sur la porte, un écriteau indiquait : "Grande salle Charles De Grammont".
- Hum, hum... Mon excellence... Je comprends votre impatience à pénétrer en ce lieu portant le nom de l'un de mes plus anciens et estimés amis et dont l'esprit raffiné, cultivé et sensuel, hante ce lieu, lui conférant un aspect terriblement attirant... Cependant, je crois que vous oubliez quelque chose... Lança l'homme en fixant une bourse à la ceinture de l'empéruqué...
Bon gré malgré et quelque peu contraint, le noble déballa sa bourse devant le Maître de cérémonie...
- Veuillez recevoir Mon excellence mes plus profonds respects... Fit le Maître de cérémonie en soulageant le noble de sa bourse. Vous verrez, vous vous sentirez plus léger ainsi et croyez-en ma vieille expérience des bacchanales, vous vous amuserez d'autant mieux !
Le notable s'engouffra dans le navire en bougonnant.
Le Maître de cérémonie soupesa la bourse... tout en regardant l'océan. Il souriait, satisfait.
- Et bien Letta, voici encore une fructueuse soirée ! Notre idée était excellente, vois-tu... Véritablement excellente... Nous avons bien fait de réparer cette vieille frégate que tout le monde croyait coulée depuis longtemps... Ah il faudra un jour que j'écrive à mon vieil ami Jean Dufremont pour le rassurer concernant cette bonne vieille frégate qu'il m'avait offert avec une générosité comme personne n'en avait témoigné envers moi auparavant... parce qu'il doit la croire perdue, or il sera sans doute heureux d'apprendre que je l'ai restaurée !
- Certes, Vénitien, certes... Mais je pense que Jean Dufremont la préfèrera au fond d'une rade, étant donné l'usage que vous en faites, en ce moment... Et puis cette aventure ne me laisse pas présager de bonnes choses... En effet, n'est-ce pas risqué de continuer ce commerce ? Alors même que l'église nous recherche avec votre folie d'avoir révélé au grand jour votre loge de l'Immoderate Imperium... Se livrer à ce genre de commerce et de corruption avec les notables de Curacao... N'est-ce pas tenter le diable, une nouvelle fois ?
- Crois-tu que le métier de Corsaire soit d'avantage aisé et moins risqué, mon cher Letta ? Je ne crois pas, foutre Dieu... Crois-moi... Ces gens là risquent le bûcher désormais autant que moi... Si nous étions attrapés, nous n'aurions aucun scrupule à les dénoncer. Et ils finiraient en enfer, à nos côtés. Ces gens là le savent aussi bien que nous... Encourager et soutenir ainsi leur vice nous protègera donc... Nous les tenons par les... bourses... Et bientôt, nous aurons à notre bord, des évêques, tu verras ! Et ce sont eux qui rachèteront nos pêchés auprès de leur hiérarchie, tu verras ! Allez Letta, penses donc plutôt à la demeure que tu vas pouvoir te faire construire, pour tes vieux jours et pour tes descendants, sur cette côte de Virginie qui ressemblerait, dit-on à notre côte adriatique natale... Lança le Vénitien en lui donnant l'intégralité de la bourse du notable...
- Mais Treviso... Qu'en dirait Dame Ama Perez, votre épouse, si elle savait ça ?
Cette question sembla plonger le Vénitien dans un brève et profonde mélancolie. Il émanait de lui comme une soudaine solitude...
- Allez, Letta ! Il n'est pas l'heure de disserter ! Buvons, foutre Dieu ! Lança le Vénitien, en débouchant une bouteille de Grappa, le sourire aux lèvres... Et puis ce n'est qu'un vaste théâtre que nous leur offrons, le temps d'une nuit... une catharsis qui leur rend une fugace liberté ! Rien d'autre... Une liberté dont ils se sentent certes peu à peu dépendants... mais ça, c'est pour notre liberté à nous... Allez buvons et que Dionysos bénisse nos Os ! _________________ IMMODERATE IMPERIUM.
"...les Vénitiens, une poignée de gens vivant si librement que le plus misérable d'entre eux ne voudrait pas être roi..." La Boétie. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Lucila Valiente

Inscrit le: 26 Mar 2009 Messages: 75 Localisation: Mer des Caraïbes Groupes d'utilisateurs:
|
Posté le: 12 Oct 2009, 23:16 Sujet du message: |
|
|
Campée à la barre, sur la dunette de sa tartane (ce n'était pas aussi impressionnant qu'une frégate mais c'était déjà ça), Lucila brûlait de désir à l'expression d'un autre genre de catharsis.
Déjà, elle avait pu l'assouvir plusieurs fois avec la prise de villes nationnalistes ainsi que l'abordage et le pillage de navires (son préféré étant le hollandais).
Mais là, cette fois-ci, ça semblait du lourd et de l'exotique! Non loin de sa "fière" Sax, légèrement plus au nord-est, se dressait une frégate noire se détachant à peine sur le ciel bleu-sombre étoilé des Caraïbes.
Nous étions non loin au large de Curaçao et il était bientôt minuit. Un vent léger et chaud soufflait, chariant des brides de conversation mais aussi de cris, gémissements divers et variés, et autres curiosités indicibles.
Mais qu'est-ce qu'ils fichent?
Intriguée, la jeune capitaine s'empara de sa longue vue afin d'observer plus en détail les scènes se déroulant sur le pont et l'ensemble du navire. Ce fut à cet instant que Jasper, son second, décida de pointer le bout de son nez. Il avait été embauché dans une taverne miteuse il y a un mois de cela. Du haut de ses dix-huit ans, il se réclamait libre-penseur, passé maître dans l'art du retroussage de jupon mais aussi au service du Pavillon Noir depuis cinq ans. Même si Lucila ne lui accordait qu'une confiance vague et éphémère (elle n'aimait jamais s'embarasser très longtemps du même équipage de ladres plus décérébrés qu'un mollusque bouffé par les oiseaux de mer depuis huit jours) et lui avait rapellé qu'il ne suffisait pas d'être jeune, d'avoir une belle gueule et ce qu'il faut là où il faut pour tringler les putains, elle l'aimait bien.
Bien sûr, qu'il s'avise de lui flatter la croupe et il irait servir de nourriture aux requins qui trainaient beaucoup dans les parages ces temps-ci et raffolaient d'autant plus des attaques maritimes.
Ce soir-là, il était fort probable qu'ils y trouvent leur compte.
A l'approche du minois aux yeux d'azur et au catogan presque impeccable, Lucila ne se retourna pas mais sentie toute son excitation.
Alors, capitaine? Qu'avons-nous là?
Mmmhh?
Les hommes sont excités comme des puces, capitaine! Vous connaissez leur loyauté au jolly roger! Sauf votre respect, ils veulent en savoir plus sur ce mystérieux navire!
Sa voix à l'accent anglais indiscutable était agréable et douce, pleine d'une prestance naturelle qui avait du chambouler plus d'un coeur. Mais au lieu de rire bêtement comme beaucoup de ses conquêtes d'une nuit auraient fait avant de passer sur le plumard, Lucila se contenta de lui répliquer sèchement.
Oui et bien qu'ils se tiennent prêts! Tu as vérifié que tout le monde était bien à son poste?
Oui, capitaine.
Alors avant que je te passe l'envie de sautiller comme une puce derrière moi, files-moi la bouteille de rhum...Oui, bien celle que tu as volé en cale et que tu pensais te garder pour toi!
Rembrunit, la moue boudeuse, Jasper s'exécuta avant qu'elle ne la lui arrache des mains et en boive une grande lampée.
Aaahh...Ca fait de bien! Cette fois-ci, pas un feu ne brûle chez nous, on va pas s'faire couillonner! Je ne sais pas qui sont ces zigues mais eux, ne semblent rien connaître à la prudence. Pour notre plus grand plaisir, l'am...OH!
Face à la stupéfaction de la mulâtre figée sur sa lunette, le jeune second se rapprocha d'elle, avant de lancer à brûle-pourpoint.
Quoi donc? Vous avez quelque chose?
Ooooh oui...
Mmh, allez-y, refaites-le!
La ferme! La première bonne nouvelle, c'est que ce vaisseau n'est pas pirate, la seconde c'est qu'il n'est pas équipé pour le combat. La troisième, c'est qu'il est rempli de nobliaux nationnaliste qui, je le parierai, jouent un rôle majeur dans l'administation de la belle Curaçao.
Oh, ça me plais...
Ils ne sont pas armés et leur tenue est celle que l'on réserve pour l'apparat ou les grands bals. Restent ces individus étranges avec lesquels ils traitent, ainsi que ces femmes qui les accompagnent...
Puis-je?
De mauvaise grâce, Lucila lui remit la lunette afin qu'il puisse émettre son jugement. Quelques instant plus tard, Jasper pouffait de rire.
Qu'est-ce qu'il y a? lança t-elle les poings sur les hanches
Capitaine, sauf votre respect, vous êtes trop sobre dans votre jugement. Ces individus sont des vénitiens et au vu des masques qu'ils portent, je suis damné si je me trompe. Quant à ces femmes...vous ne vous pensez tout de même pas qu'elles vont manoeuvrer les voiles...
Rends-moi ça! (Elle lui arracha la longue vue). Le fait que ces zigues s'envoient la gueuse nous laisse un avantage énorme. Ainsi occupés, ils seront encore plus vulnérable qu'un pauvre marchand sur sa barcasse.
Se détournant de Jasper, elle s'avança vers le pont, en contre-bas où s'activait l'équipage.
Ola, les garçons! On a de quoi se remplir les bourses, ce soir! Du nobliaux en débauche qui n'a a se soucier de dresser qu'un seul foutu canon! Alors on va contourner ces cabrons par l'ouest et les coincer! Si on doit faire chanter la poudre, qu'il en soit ainsi!
Je sais que vous avez faim, mes enfants, et j'ne suis pas d'humeur à vous refuser quoique ce soit, ce soir!
Des acclamations s'élevèrent. Oui, ils étaient tous prêts à assouvir un appétit commun. _________________ “Ils nous condamnent, ces crapules, alors que la seule différence entre nous, c’est qu’ils volent les pauvres grâce à la loi, et que nous pillons les riches armés de notre seul courage”. -Samuel Bellamy- |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Pietro-luigi De Treviso

Inscrit le: 21 Mar 2006 Messages: 2035 Localisation: Au rayon des bouteilles de Grappa Groupes d'utilisateurs:
|
Posté le: 13 Oct 2009, 09:26 Sujet du message: |
|
|
Letta scrutait l'horizon, anxieux. Letta possédait un sixième sens acquis lors de sa jeunesse, lorsqu'il était contrebandier, navigant en Adriatique, déjouant les embuscades des divers blocus Ottomans. Il connaissait la mer, percevait ses ondes, était capable de savoir, en pleine nuit, si un navire croisait non loin, ou si des récifs menaçaient de percer la coque.
Depuis le début de cette soirée, un mauvais pressentiment le hantait. Il ne savait pas pourquoi mais il sentait que quelque chose d'inhabituel allait se produire cette nuit.
Ils redoubla d'attention pour scruter l'horizon quand il distingua une forme, à quelques miles.
Il déplia sa longue vue.
- Un problème, chef ? Demanda l'un des hommes masqués.
- Allez chercher le Vénitien...
Treviso mit un bon quart d'heure à arriver. Il avait l'air jovial et satisfait.
- Alors Letta ! Encore ces anxiétés maladives ? Mais amuses-toi un peu ! Bois ! Festoies ! Qui sait ce que nous serons demain ?!
Cette dernière phrase avait irrité Letta... En effet... Qui savait ce qu'ils seraient demain...
- Juge par toi-même Vénitien ! Fit Letta en lui tendant la longue vue...
A ce tutoiement, Treviso comprit que son interlocuteur ne plaisantait pas. Ils ne se tutoyaient que très rarement et toujours, étrangement, face au danger, comme si l'importance de l'action à entreprendre nécessitait une familiarité, une union que seul le tutoiement pouvait autoriser.
Le Vénitien s'empara de la longue-vue. Et alors, il afficha un très large sourire.
- Qu'y a-t-il qui te fasse sourire ainsi ?!
- Nous ne risquons rien, Letta... Nous ne risquons rien... Restons les fous que nous sommes et préparons-nous à accueillir l'équipage de cette... tartane... Offrons-lui ce qu'il souhaite ! Et surtout ! Surtout ! Quand ils seront à bord, conviez leur chère capitaine en mes appartements... _________________ IMMODERATE IMPERIUM.
"...les Vénitiens, une poignée de gens vivant si librement que le plus misérable d'entre eux ne voudrait pas être roi..." La Boétie. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Lucila Valiente

Inscrit le: 26 Mar 2009 Messages: 75 Localisation: Mer des Caraïbes Groupes d'utilisateurs:
|
Posté le: 13 Oct 2009, 15:34 Sujet du message: |
|
|
Letta... Ce maudit Letta! Et oui, Lucila avait tout prévu sauf...Letta (et un certain Pietro mais ça ne tarderait pas à venir)! En réalité elle n'avait jamais était une bonne stratège. Naviguer, ça!, ça lui réussissait beaucoup mieux!
Mais en attendant, elle était repérée et "ça" non plus, elle ne le savait pas encore. Quant à ses hommes, ils avaient trop soif de chair fraîche et d'or (elle n'avait jamais réussi à recruter des zigues très intelligents, Jasper faisant exception et étant le seul avec un poids dans la cervelle à vouloir pour capitaine une femme aussi..."noire" selon les critères et insupportable, selon les critères également.) pour réfléchir à autre chose qu'à leur cupidité et leur envie d'en découdre.
Contournant la mystérieuse frégate avec force prudence, la fière tartane semblait toute aussi noire et intriguante (chose rare pour un navire d'arnaqueur). Seule différence notable: la taille!
Alors qu'ils se rapprochaient de l'imposant batiment, Jasper se tourna vers sa capitaine.
Mmh, vous savez si jamais il y a quelques problèmes, dans le genre probable riposte, je préfère aller dire aux gars de bourrer les canons...
Tu sais, Jasper, ce n'est pas la taille qui compte. Enfin, oui, qu'ils les bourrent.
Le second équarquilla les yeux, un grand sourire figé sur les lèvres.
Là, capitaine, je suis... Capitaine?
Intrigué, il vit l'air grave et inquiet de son capitaine dont l'oeil gauche était fixé sur la lunette.
On a été repérés! Puta di mierda! Mais qu'est-ce que tu fous encore là? Vas donner les ordres!
Riccardo, James, Andres! Bougez-moi ce tas d'paresseux exctatiques! Ils ont été trop curieux et il va falloir leur rentrer dans l'lard! A TRIBORD, TOUTE!
Alors que tout le monde s'affairait sur le pont, s'occupait des voiles ou des bouches à feu, Lucila tourna la barre à droite à son maximum. Quand ils furent assez proche de la coque de la frégate, il s'immobilisèrent un court instant, le temps que Lucila se tourne vers l'équipage.
Maintenant, tirez! Mais un seul coup, histoire de juste commencer proprement la danse. ALLEERRRR, FEUUU!
Le grondement d'un tir résonna d'un sabord. Le boulet de ramé atteignit la coque de la paisible frégate, sans trop lui faire de dégât mais le fracas occassionné contre le bois peint avait suffit à alerter putains, notables et équipage. Heureuse d'avoir monopoliser l'attention, ce fut une Lucila vêtue à la garçonne, tricorne bien enfoncé sur le crâne, qui héla les occupants d'un navire, qui la surplombait de "très" haut.
Ola, gentilhommes et demoiselles! Je me nomme Lucila, Chevalière de la Plume Noire. Aussi étrange que cela puisse paraître, je viens réquisitionner votre bâtiment!
Sa voix étrangement langoureuse et puissante avait quelque chose de parfaitement insolent et provoquant.
Si vous acceptez de nous léguer "toute" votre fortune (bijoux compris) sans ronchonner, nous repartirons sans verser une goûte de sang! Si, cependant, vous vous opposez... Mes compagnons et moi-même userons de méthodes plus...directes. Et croyez-moi, on a assez d'artillerie pour se passer des élucubrations diplomatiques! _________________ “Ils nous condamnent, ces crapules, alors que la seule différence entre nous, c’est qu’ils volent les pauvres grâce à la loi, et que nous pillons les riches armés de notre seul courage”. -Samuel Bellamy- |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Bin Idriss Le Perse

Inscrit le: 31 Aoû 2009 Messages: 17
Groupes d'utilisateurs:
|
Posté le: 13 Oct 2009, 18:21 Sujet du message: |
|
|
"Cette fille quel tempérament de feu ! j'ai vu passer son boulet pas loin, le deuxième risque de nous envoyer par le fond qu'en pensez vous cher treviso ? et si on l'invitait à notre bord seule ? elle pourrait prendre ce qu'elle veut, que nous importe ! la cale regorge de trésors ! qu'en dites vous pietro et nous ferions ainsi plus ample connaissance avec cette dame , elle verrait ainsi que nous ne sommes point dénués de manières et qu'il y a ici des gentilshommes qui ne sont pas des débauchés! "
le perse avait ce regard lointain quand il parlait des femmes, la vie ne l'avait pas épargné sur ce registre, il aimait les femmes qui ont du tempérament et celle-çi en avait semble t'il pour mille !, il lui tardait vraiment de la rencontrer non point qu'il était un coureur devant l'éternel mais c'était son tempérament de poète qui l'inclinait vers la gente féminine, et elles n'étaient point insensibles à son art en général _________________ Bin Idriss Le Perse |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Pietro-luigi De Treviso

Inscrit le: 21 Mar 2006 Messages: 2035 Localisation: Au rayon des bouteilles de Grappa Groupes d'utilisateurs:
|
Posté le: 13 Oct 2009, 19:35 Sujet du message: |
|
|
Le Vénitien souriait allégrement...
- Et comment, mon cher Bin, que nous allons l'inviter à bord !
Le Vénitien connaissait cette jeune pirate pour l'avoir rencontrée en quelques lieux mal famés... et l'idée de leurs retrouvailles n'était pas sans provoquer en lui quelque excitation...
- Et même, crois-moi, elle n'aura pas besoin de notre invitation pour s'y inviter ! Et oui, tu as raison ! Soyons magnanime ! Offrons-lui tout et même d'avantage encore sous des formes dont elle ne soupçonne même pas la grandeur ! Oui nous allons lui offrir ce que nous avons et ce que nous sommes... Le Vénitien sautillait, saisi d'une excitation qui le faisait ressembler à une pucelle avant son premier rendez-vous... Il tremblait de joie et d'impatience.
- Pour la coque, ne t'inquiète pas mon vieil ami. Ce navire est d'une conception tenace. Elle a résisté en son temps à l'assaut des plus puissants navires... Elle ne se laissera pas engloutir ainsi...
Il se tourna vers Bin comme s'il avait eu l'idée du siècle...
- Dis-moi... Tu pourrais me prêté ton bon vieux porte-voix ? Celui-là même que tu utilises pour tes fameuses lectures ?
D'un geste de la main, Bin demanda à son second de lui rapporter l'appareil. Un étrange cône de cuivre. Le vénitien le saisit puis le porta à sa bouche.
- Oheh Capitaine Valente !
Je suis Pietro-Luigi De Treviso. Je suis, tout comme mon ami Bin Idrissi dit Le Perse, surnommé Julien, Grand Poète, ici présent, Magnus Magister de l'Immoderate Imperium. Nous sommes amis des Chevaliers de la plume noire que nous considérons avec grand respect. Nous sommes amis de Dragan et Lafleur et de bien d'autres de chez vous, ma chère.
Nous nous connaissons je crois pour nous être fugacement rencontré en un lieu qu'aucun bon chrétien ne fréquenterait sans avoir ensuite fait pénitence durant plus de 40 jours ! Ce en quoi j'en conclus, très chère, que vos menaces ne sont pas à prendre à la légère.
On entendait le sourire dans sa voix...
Aussi n'abimez point d'avantage vos boulets, ne gaspillez pas d'avantage vos efforts... Etant tous ici extrêmement terrorisés devant votre imposant et effrayant navire, devant votre terrifiant équipage... moi le premier... souffrant d'une terrible angoisse qui me noue le gosier même si cela ne s'entend guère, présentement, bref ayant peur, ayant la trouille, les fois, les chocotes, je me vois dans l'obligation de vous céder en tous points et de vous accueillir à mon bord puis de vous offrir tout ce que je pourrai trouver de beau en ce monde... Des merveilles comme vous n'osez certainement pas en rêver ! Comme vous n'en avez vues que dans vos rêves les plus sensuels et inavouables ! Oui je vous offre Ma Dame tout ce que j'ai ici et même d'avantage !
Je n'ai cependant qu'une demande, en échange, que vous acceptiez de partager cette soirée à nos côtés.
Evidemment, vos hommes disposeront de ma grappa à volonté et... de mon or aussi... _________________ IMMODERATE IMPERIUM.
"...les Vénitiens, une poignée de gens vivant si librement que le plus misérable d'entre eux ne voudrait pas être roi..." La Boétie. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Adam Smith

Inscrit le: 12 Aoû 2006 Messages: 485 Localisation: Sur l'Inferno, quelque part entre quelque cadavre de... bouteille de grappa Groupes d'utilisateurs: Aucun
|
Posté le: 13 Oct 2009, 20:56 Sujet du message: |
|
|
Dans la noirceur de la nuit, trois chaloupes, toutes transportant quinze hommes chacunes, ramaient en direction de la frégate.
Vous êtes sûr de vos infos capitaine? Demanda l'un des hommes.
Pour la trentième fois oui!!! Trévizo m'a dit que les plus beaux trésors des Caraibes se trouvaient à bord de se navire. Et nous allons nous en emparer!!!
Les chaloupe arrivèrent à quelques mètres de la frégate.
Bien messieurs, à mon ordre, vous lancez l'abordage, je pars devant.
Oui capitaine! répondirent la quarantaine d'hommes.
A L'ABORDAGE!!!!!
Sur l'ordre, l'équipage de pirate se rua a bord de la frégate, Adam en premier. Il se positionna debout sur le bastingage, au moment de sauter sur le pont, il se prit un pied dans un cordage, et s'éffondra par terre. Il se releva de suite et comme si il ne s'était rien passé.
Que personne ne bouge!!! Je prens possession de ce navire.
L'un garde portant un masque vénitien s'approcha.
Mr Smith, nous attendions votre visite, mais pas de la sorte. Le garde se retourna. Que l'on apporte à boire au Capitaine Smith et ses hommes. De nouveau, s'adressant à Adam. Je m'en vais faire querir sieur Trévizo de votre présence. _________________ Certains se battent pour l'honneur, pour moi l'argent.
Chacun se bat pour ce qui lui manque.
 |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Lucila Valiente

Inscrit le: 26 Mar 2009 Messages: 75 Localisation: Mer des Caraïbes Groupes d'utilisateurs:
|
Posté le: 14 Oct 2009, 10:40 Sujet du message: |
|
|
Campée sur le pont de sa tartane, entourée de ses hommes, Lucila attendait patiemment la réaction de l'équipage du navire adverse.
Ils avaient l'air de beaucoup débattre entre eux, ce qui était une bonne chose pour la suite des opérations.
Ah, les imprudents nobliaux... Si seulement ils savaient qu'il n'était pas bon de se promener en mer passé une certaine heure. Plus les minutes passaient, plus la mulâtre se disait que, ce soir, beaucoup feraient l'amour en enfer.
Cependant, quand la voix du capitaine de la frégate se fit entendre, s'adressant à elle, la jeune fille perdit d'un coup son demi-sourire, ses couleurs et son assurance. Stupéfaite, elle tituba vers son second qui cru, un bref instant, qu'elle allait défaillir.
On non...Pas lui!
Jasper soupira et croisa les bras.
Apparemment, vous vous connaissez! C'est un de vos "amis" et là, il est entrain de se payer votre tête, my dear...
En effet, le ton, tout autant que les paroles du Vénitien dégoulinaient d'une douce ironie provocante.
Donnes-moi mon porte-voix. Je vais répondre à cet abruti graveleux à ma façon!
Ainsi, quand elle eut l'objet en main, l'ami Pietro et tous ceux qui l'entouraient purent à peut près comprendre ceci.
ENFOIRE DE CABRON! Tu peux me dire c'cque tu fous sur mon terrain d'chasse? Mes hommes sont dépités, frustrés et furieux par ta faute! Et moi, j'ai qu'une envie, c'est venir moi-même de trancher la gorge et de faire ravaler tous tes invités par l'trou du cul!
En toute honnêteté, je doute fort que tu puisse imposer tes conditions! Les seules armes que vous semblez tous avoir sont celles qui vous pendent entre les cuisses!
Alors écoutes-moi bien, on va venir te piller et on r'partira juste après!
Jasper se râcla la gorge.
Mh, pourquoi ne pas rester? L'invitation est plaisante et votre "ami" est tout à fait char...
La ferme, l'anglais, ce n'est pas mon ami! Maintenant, on monte!
En quelques minutes, les grapins furent lancés, les navires rapprochés et l'équipage à bord. Lucila se dirigea en premier lui vers le Vénitien. C'était avec lui qu'elle voulait régler ses comptes. _________________ “Ils nous condamnent, ces crapules, alors que la seule différence entre nous, c’est qu’ils volent les pauvres grâce à la loi, et que nous pillons les riches armés de notre seul courage”. -Samuel Bellamy- |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Bin Idriss Le Perse

Inscrit le: 31 Aoû 2009 Messages: 17
Groupes d'utilisateurs:
|
Posté le: 14 Oct 2009, 18:53 Sujet du message: |
|
|
Rick bald , peitro luigi et Idriss riaient sous cape et souquaient ferme , le plan avait admirablement fonctionné, les vautours avaient bien mordu à l'hameçon ils avaient invité les nobliaux les plus stupides voir les plus laids et les plus argentés pour cet évènement,
le navire adverse avait lançé les grappins et on entendait d'ici la fille qui réclamait la tête du vénitien et qui cherchait éperdument parmi les invités ahuris la silhouette de Treviso! de l'autre côté les comparses du capitaine smith montaient déjà aux bastinguages..Quel beau monde . Treviso exultait ! et ajusta sa lunette pour jouir du grand spectacle qu'il s'offrait pour cette nuit exceptionnelle.
La déflagration fut énorme , les couleurs de l'explosion inoubliables ! quel spectacle ! et les rires le furent pas moins, Bald eut cette parole historique: "une erreur peut- être , un crime non , une faute même pas !"
les trois compères avaient bien fait les choses 200 tonneaux de poudre noire entassés dans la cale ! , le reste avait suivi et tout s'était déroulé dans la plus grande efficacité : les invitations aux nobliaux alléchés par des aventures faciles et les rumeurs incessantes sur la richesse des cales de la frégate jusqu'à ce grand soir ou les nobliaux et les cupides allaient tous ensemble visiter les domaines de Posséidon !!!
Ce fut un colossal et splendide feu d'artifice, les trois complices étaient aux anges ah bien évidemment c'était sans compter letta qui lui ramait comme un forcené en riant comme un tordu.
Quand l'épaisse fumée noire commença a se dissiper on ne vit plus aucun navire ni aucune chaloupe, des morceaux de bois flottaient ici et là. Treviso toujours l'oeil collé à sa lorgnette s'écria alors : droit devant j'aperçois le donzelle elle est accrochée à un mât qui flotte encore ! , allons la secourir , il ne sera pas dit que le vénitien ne secoure pas les jolies filles en perdition ! ahahahah !"
c'est en cet instant que Rick bald vit Letta pensif
"à quoi penses tu mon brave letta ? "
"et bien je pense à la frégate maintenant nous avons plus de navire , alors notre beau lupanar que devient-il ????"
C'est Idriss qui lui répondit : "mon cher letta ce navire comme sa cargaison d'ailleurs était un leurre, une copie parfaite donc ! nous ne t'avions pas mis dans la confidence effectivement mais notre vrai navire nous attend ailleurs et crois moi nous prendrons encore toutes les précautions d'usage à l'avenir !"
Un même rire énorme secoua les quatre rameurs, ils 'approchaient de la naufragée , en effet c'était bien elle , Lucilia valente ils purent contempler sa beauté car elle était évanouie;sa belle et noire chevelure flottait dans l'écume.
"Sans doute le choc" dit Pietro de luigi non insensible au charme de cette fille splendide quand on arrivera à la frégate vous la déposerez dans ma cabine je connais des recettes pour ressusciter les belles démones ! ahahaha ! " _________________ Bin Idriss Le Perse |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Pietro-luigi De Treviso

Inscrit le: 21 Mar 2006 Messages: 2035 Localisation: Au rayon des bouteilles de Grappa Groupes d'utilisateurs:
|
Posté le: 14 Oct 2009, 22:29 Sujet du message: |
|
|
- De Auxois ?! Bin Idrissi ?! Le Peeeerse !!!! Julien !!!! Tu ronfles !!! Adam, mon frère, réveille-le !
La façon dont Adam réveilla Bin n'est pas descriptible. Cela serait une atteinte à la bienséance...
Toujours est-il que Bin Idrissi sursauta...
- La Grappa est sévère, cette année... Je t'avais dit de te méfier, frère... Mais dis-moi à quoi rêvais-tu donc ?
Digne, le poète se dressa et reprit la posture aristocratique et confuse qui le caractérisait. Il fit un signe de la main comme pour dire que cela n'avait guère d'importance. Et il regarda l'équipage de Lucilla investire le navire avec un certain étonnement.
Lucilla venait d'apponter et le vénitien souriait.
- Elle a de l'allure n'est-ce pas ? Demanda-t-il à Bin Idrissi... Elle porte bien le sabre... Qu'en penses-tu toi qui est un expert du sabre ?
Il s'avança vers la capitaine...
- Ah Ma Dame ! Je vois que vous n'avez pas pu résisté ! Je vois que vous avez été guidé par la voix de Dionysos ! Et Dieu sait si vous avez eu raison...
Evidemment il ne lui laissa pas le temps de répondre.
- Mes amis, Lança-t-il à ses hommes masqués, mes amis, ces gens sont ici chez eux ! Oui j'ai bien dit chez eux ! Qu'on leur serve ce qu'ils souhaitent, qu'on leur ouvre nos cales ! Et surtout... qu'on leur ouvre un salon ! Qu'on fasse dresser une table Vénitienne, qu'on l'érige comme on érigerait une statue à la gloire d'une déesse, qu'on en fasse une sublime érection ! Oui dis-je qu'une table soit admirablement dressée en mes appartements ! Qu'on fasse monter le Chef Cuisinier et qu'il nous serve ce qu'il y a de meilleur ! Que cette table soit celle d'une reine... Que cette reine soit Dame Lucilla Valente... Qu'on dresse cette table pour 6... Madame Valente et son second, Bin Idrissi, Adam Smith, mon second Letta et moi-même... Et que l'on nous prépare le salon spécial pour le moment où nous en aurons fini de dîner...
De toute part des hommes masqués s'affairèrent à exécuter les ordres du Vénitien.
Il se dirigea vers ses appartements...
- Divine Lucilla Valente, je vous invite à me suivre. Je vais vous présenter votre nouveau navire... Car évidemment désormais, ce navire est à vous... et l'on va vous servir le meilleur. Alors... Qu'est-ce que cela vous fait d'être ici chez vous ? Indicible, n'est-ce pas ? Oui... Ne dites-rien...
Le Vénitien se mit en marche. _________________ IMMODERATE IMPERIUM.
"...les Vénitiens, une poignée de gens vivant si librement que le plus misérable d'entre eux ne voudrait pas être roi..." La Boétie. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Lucila Valiente

Inscrit le: 26 Mar 2009 Messages: 75 Localisation: Mer des Caraïbes Groupes d'utilisateurs:
|
Posté le: 15 Oct 2009, 19:58 Sujet du message: |
|
|
Face à l'enthousiasme éternel d'un vénitien comblé, se dessinait le visage sombre, voire menaçant d'une jeune capitaine mulâtre. C'était sans doute la seule à arborer une telle mine. Car dès que les hommes de son équipage furent montés à bord, ils furent tous retourner de voir autant de séduisante jeune femmes aux formes généreuses et à peine couvertes s'approcher d'eux avec un sourire enjôleur.
La voix de Dionysos? Non, j'crois pas, l'Pietro! C'est uniquement la voix de la possession de ta marchandise et un poil de mauvaise humeur qui m'ont guidée jusqu'ici!
Cela n'entacha pas pour autant l'engouement du Magnus Magister qui lança à la ronde une invitation précipité, cordiale, voire familière et surtout méchamment non prévue et souhaitée dans les plans d'une Lucila qui désirait tout sauf s'éterniser.
Jettant un coup d'oeil circulaire à ce qui l'entourait, elle vit pour la première fois à quel point ce navire était agencé de manière curieuse et tape à l'oeil.
Cette frégate ne ressemblait en rien à celles de brillants corsaires aux pires crapules, qui arpentaient la mer des Caraïbes en quête de gloire, de reconnaissance, de richesse ou de pillage.
Ce n'était pas non plus un navire de plaisance, ni celui d'un riche marchand, dans le style. Sauf, peut être, si on considérait qu'il pouvait effectuer un autre genre de commerce.
Les yeux ronds, Lucila vit peu à peu son équipage être aguiché par des donzelles aux tenues et au maquillage extravagants, et disparaître entre leurs griffes.
Constatant que tous ici, hormi les invités, obéissaient sans ronchonner au Vénitien, la jeune fille accepta muettement de suivre ce dernier pour la visite du navire. Quand ils furent seuls, elle l'attrapa par l'épaule, sans ménagement, et le força à se retourner.
Si, j'ai des choses à dire! Quel genre de capitaine êtes-vous donc? L'Immoderate Imperium est-il donc au courant de vos...transactions particulières? Moi, j'm'en cogne, ça me permet d'offrir relâche à mes hommes sans les payer! Mais...
Elle secoua la tête et déglutit, encore sous le choc et presque scandalisée. Consciente de s'être dévoilée, elle perdit ses derniers moyens.
...C'est un bordel! Et vous osez m'imposer d'y rester? Mes hommes sont tous tombés sous le charme de vos tentatrices diaboliques! Je ne veux pas les abandonner mais ainsi, ils me tiennent prisonnière!
Furieuse, elle le plaqua contre un mur de bois.
MALDITO VICIOSO! Tu as réussi à nous piéger! _________________ “Ils nous condamnent, ces crapules, alors que la seule différence entre nous, c’est qu’ils volent les pauvres grâce à la loi, et que nous pillons les riches armés de notre seul courage”. -Samuel Bellamy- |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Adam Smith

Inscrit le: 12 Aoû 2006 Messages: 485 Localisation: Sur l'Inferno, quelque part entre quelque cadavre de... bouteille de grappa Groupes d'utilisateurs: Aucun
|
Posté le: 15 Oct 2009, 20:10 Sujet du message: |
|
|
Adam regardait la scene sans bouger, ivre, il ne reagissait même plus, quand quelques mots sortirent de sa bouche.
Elle est où la poulette? _________________ Certains se battent pour l'honneur, pour moi l'argent.
Chacun se bat pour ce qui lui manque.
 |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Pietro-luigi De Treviso

Inscrit le: 21 Mar 2006 Messages: 2035 Localisation: Au rayon des bouteilles de Grappa Groupes d'utilisateurs:
|
Posté le: 15 Oct 2009, 21:41 Sujet du message: |
|
|
Le Vénitien s'approcha du visage de la jeune corsaire au point qu'il sentit son souffle effleurer sa joue puis il la fixa droit dans les yeux.
- Un bordel, un bordel... Comme vous y allez... Je dirais plutôt pour ma part, un lieu d'échanges non contraints et expérimentaux pour adultes consentants, utilisé à des fins stratégiques et substantielles. Ce serait, en effet, si nous cherchions véritablement à cerner la nature profonde et pénétrante de ce lieu, une définition plus conforme... Substantiel, au sens de substance essentielle à la subsistance... bref au sens de financier d'une part, j'en conviens, mais pas uniquement... car les substances physiologiques sont également importantes dans ce projet...
Quant à l'Immoderate Imperium, les 3 quarts de ses Magnus Magister sont ici présents, fit-il en désignant Bin Idrissi, Adam, puis en finissant par se désigner lui-même... et participent activement à l'organisation ainsi qu'à la gestion, volontaire ou non, de cet établissement qui fait partie intégrante des valeurs soutenues par la confrérie. Mais mon cher et estimé autant que respecté ami Bin Idrissi vous expliquerait cela mieux que moi. N'est-ce pas Bin ? Je ne pense pas trahir sa philosophie en estimant que nous plaçons l'humain au cœur de nos valeurs. En son centre exact... L'humain serait ainsi comme... le téton d'un sein. Un sein qui représenterait notre valeur suprême... Qu'y a-t-il de plus parfait en ce monde qu'un sein ? Fit-il en dessinant un cercle devant la poitrine de la jeune Dame. Oui inspirés par la perfection centralisatrice du téton face à circularité mammaire, nous mettons un point d'honneur à placer l'humain au centre de nos préoccupations.
Il sourit puis recula et invita Lucilla à pénétrer dans la vaste cabine qu'il considérait de façon grandiloquente comme ses appartements...
- Mais nous avons assez bavardé... Passons aux choses sérieuses, si vous le voulez bien... Passons à table ! _________________ IMMODERATE IMPERIUM.
"...les Vénitiens, une poignée de gens vivant si librement que le plus misérable d'entre eux ne voudrait pas être roi..." La Boétie. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Bin Idriss Le Perse

Inscrit le: 31 Aoû 2009 Messages: 17
Groupes d'utilisateurs:
|
Posté le: 16 Oct 2009, 06:29 Sujet du message: |
|
|
Idriss était fascinée par la grande beauté de leur invitée, elle avait des formes exquises et le perse appréciait aussi l'intelligence de la gente féminine, cette femme était parfaite à ces yeux, belle impétueuse , le regard du perse était justement ....perçant, il la regardait différemment comme un signe du destin en quelque sorte c'était la grande différence entre lui et le vénitien, ce dernier ne parvenait pas sous ses sourires à dissimuler ses forts instincts mâles
"mon cher treviso je n'userai point du symbole mammaire mais plutôt du symbole autrement plus précieux, plus fascinant , je nommerai la fesse, car voyez vous comme disait un philosophe la fesse est la chose au monde la mieux partagée, en son exact milieu pour être plus précis ! , la parfaite symétrie d'une belle paire de fesses est proprement fascinant et j'en suis sûr que notre invitée est dotée du plus beau symbole du monde ! la fesse plus sûrement qu'un visage conte toute l'histoire de l'être : il y a des fesses veules, des fesses qui viennent de naître, des fesses qui en sont à leurs premières découvertes; leurs premières caresses, leurs premiers émois mais il y a aussi les fesses imprudentes, des fesses fanatiques, des fesses aventureuses de celles qui se hasardent en des lieux sans morale, bref des fesses qui ne tiennent pas en la vertu, des fesses faciles en quelque sorte des fesses sans morale , des fesses de seconde zone, et je reviens sur un point qui me semble l'axe majeur de notre philosophie, deux seins ne sont jamais semblables, mais deux fesses sont absolument symétriques ! c'est la paire parfaite ! même une paire d'yeux est imparfaite donc le fessier est le symbole absolu, le double sacré, si j'étais Pape je remplacerai la trinité par ces deux hémisphères parfaits et chaque matin je serai plongé dans l'adoration la plus ardente si vous me laissez très noble Dame contempler votre séant que je pressens admirable comme la vigie contemple la terre nouvelle et riche de promesses que l'équipage va bientôt aborder ! _________________ Bin Idriss Le Perse |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
|
|