Dragan Doria nait en 1579 à Toulouse mais il grandit à Bordeaux. Sa mère est une ancienne roturière bohémienne et son père un brillant marin déshérité d'origine italienne. Ce dernier sert la couronne de France au poste de timonier sur un des rares vaisseaux de guerre royaux de l'époque, mais disparaitra 4 ans après la naissance de son fils dans un abordage sanglant face à des pirates dans les Antilles.
Sa mère est devenue poissonnière pour survivre et Dragan passe le plus clair de son temps vers les docks, rêvant très tôt de rejoindre un jour un de ces beaux 3 mats qu'il aperçoit dans l'estuaire de la Gironde. Dès 13 ans il devient mousse, matelot a 17 ans, navigant d'abord sur de grands navires de pêche puis sur des navires de course. Il fait ses armes face à des navires portugais qui vont vers les Indes, des espagnols, mais aussi quelques anglais.
A 21 ans il devient vigie puis rapidement maitre d'équipage pour ses prouesses sur le pont. L'année suivante, Dragan suit des cours à l'école navale de Bordeaux pendant une année grâce aux économies qu'il a faites et à celles de sa mère. Il retourne deux ans comme second sur une frégate royale, et finit par recevoir une lettre de marque l'autorisant à piller pour le Roy de France en 1604.
JANVIER/FEVRIER 1606: Premières prises
Rapidement un armateur lui fait confiance et le voila aux commandes de "La Rosae", cap sur les Antilles, terres de trésors, d'alcool, de femmes, de pirates..... de vengeance pour son père qu'il n'a pas connu.
Sa traversée se passe bien et ses premières prises également. Dragan aime ces contrées sauvages, tout un autre monde, et décide de rester dans les Caraïbes pour s'y faire un nom. Il commence par rembourser son armateur pour avoir son propre navire avec quelques jolies prises marchandes. La confrérie des Ecumeurs des ténèbres, à l'époque puissante, composée de corsaires, le remarque et l' enrôle dans ses rangs pour sa plus grande joie. Il y restera quelques temps pour y faire ses armes, connaissant ses premiers combats en tant que capitaine face à autre chose que des marchands.
MARS 1606: Naissance d'un mythe
Il participe au blocus et à la prise de Cumana, à la suite de laquelle il perdra son navire face au capitaine Braugham des DWYBO. Un ami du moment, le capitaine Draugtor, lui paye son premier navire d'envergure, une frégate de course nommée "La Galathée". Armé de ce superbe navire, il écume la cote sud américaine de ses nombreux navires marchands. C'est a cette époque que le conflit entre l'Okrama, la Hernandad et Les FDLC fait rage. Certains capitaines amis qui s'en vont de L'Okrama lui proposent de participer a leur nouvelle confrérie qui deviendra par la suite une légende: Les Maréchaux! Dragan est séduit par le projet et rejoint ses nouveaux confrères dans le sud ouest. La toute nouvelle organisation ne traine pas et commence a faire parler d'elle très vite. Les pirates qui régnaient en maitre dans le secteur sont balayés dans chaque ville du golfe de Darien. Les villes tombent les unes après les autres sous le giron français, les Maréchaux devenant la pièce maitresse de l'opération marque noire qui marquera les esprits et le recul des pirates menés par le clan Bimu et Camille Guerezen vers le golfe du Mexique.
L'apogée sera d'ailleurs la bataille de Providence(Santa Catalina) ou les restes encore conséquents de la flotte pirate sont anéantis.
AVRIL/JUIN 1606: Raid sud américain
Les Maréchaux décident de quitter la zone, Dragan a perdu sa frégate de course après la bataille de Providence, abordé par Rhakart, un redoutable pirate qui profite de son équipage très affaiblit pour l'aborder après un raid en mer. Il réarme un lougre, "Mistral" et fait office d'éclaireur pour la flotte qui part vers l'est et les iles. Leur ascension est irrésistible. Malgré une flotte qui reste légère, ils reprennent toutes les villes dans lesquelles ils passent et commencent a faire beaucoup parler d'eux. La contre attaque pirate est balayée également, rien ni personne ne leur résiste.
JUILLET/AOUT 1606: Antilles Françaises
Les Antilles, entièrement espagnoles, sont à leur tour rasées, et Dragan échange son lougre contre une nouvelle frégate de course, "La Galathée II". La Casa Velasquez, nouvelle confrérie a l'époque et qui y avait élu domicile, est décimée et repoussée au sud. La puissance de la France est à son apogée, et des négociations sont entamées avec l' Espagne qui est très affaiblie.
Les Maréchaux, qui ont fait des antilles leur camp de base, y participent. Les négociations durent après de nombreux échecs et provocations de chaque coté mais un accord est finalement trouvé. A cette époque les espagnols attaquent en prenant notamment Curaçao et les Maréchaux répliquent avec la prise de San Juan et la reprise de la Martinique.
Dragan mène la confrérie un moment et lors du cessez le feu ou les deux flottes se sont face par iles interposées, le fougueux capitaine français s'infiltre chez l'ennemi. C'est à cette époque qu'il devient officiellement chef d'escadre au sein de la flotte.
Il y connait ses premières aventures marquantes avec des nombreuses blessures et la connaissance de la jeune espagnole Ebecott et de sa future femme , Sarrah. Il coule également de nombreux corsaires espagnols et ces derniers lui feront payer cher en venant le couler jusque dans la rade du port français pour se venger, se fesant avoir à leur tour. Du suicide pour l'honneur....
Il réarme donc a nouveau, et cette fois il fait le choix d'un brigantin rapide, "L'Amazone". A cette époque les négociations ont ramollit la flotte Maréchalienne et ils décident de faire route vers Saint Domingue pour donner la ville a la France. Le voyage se passe très mal, la flotte est éparpillée et les français sont désorganisés. Alors que le chef, Atone de Tourville, sonne la retraite aux abords de la ville, Dragan et le bouillonnant Jean Dufremont n'appliquent pas les ordres! Des contrordres tombent et le reste des Maréchaux suit les deux corsaires téméraires. La ville tombera! Quoiqu'il en coute.... et l'alliance Cymry/République des loups de mer sanguinaires/Ghost Squadron est défaite contre toute attente.
Atone revient alors et ordonne a la flotte de poursuivre les ennemis jusqu'a La Vega ou les Ecumeurs des Ténèbres, qui viennent d'y etre défaits, demandent de l'aide. De grands doutes sur l'issue de la bataille assaillent Dragan et une partie des membres mais qu'importe, ils iront se battre. Le début de la bataille se passe bien avec deux gros vaisseaux éliminés, mais la flotte anglaise supérieure en tonnage résiste bien, retranchée dans le port, la forteresse faisant des ravages sur les vaisseaux français. L'absence des Ecumeurs se fait alors sentir et les Maréchaux sont défaits un par un et y laissent la moitié de leur flotte en se repliant sur Port Margot, mais ils mènent immédiatement la contre attaque en reprenant La Tortue quelques jours plus tard. Les anglais, qui ont quitté La Vega pour défendre cette autre possession dans le secteur, arrivent trop tard et sont écrasés 3 jours après La Véga. Dragan est évidemment au coeur de tous ces combats, et il participera même dans la foulée à la défense déterminée de Petit Goave seul avec Cugel Atine, qui fut un succès. Après ces après combats, il échange son brigantin rapide pour une nouvelle frégate de course, "La Galathée III". Atone de Tourville quitte à cette époque son poste d'amiral pour le laisser au capitaine Pierrefonds.
SEPTEMBRE/OCTOBRE 1606: Première défaite suivie de grandes victoires!
Malgré l'honneur sauvé a Tortuga , les Maréchaux ont perdu de nombreux navires et décident de reprendre la course sur les marchands. Ils s'établissent à Port Royale et remontent une magnifique flotte en un mois, composée principalement de fringuantes frégates. Le capitaine Pierrefonds quitte à ce moment la son poste d'amiral et c'est Blythion qui prend sa place.
En peu de temps, ils ont donc su se faire oublier, et réapparaissent a La Havanne qu'ils prennent par surprise et sans difficulté aux anglais, désemparés. Cette belle cité deviendra par ailleurs leur camp de base. Dragan y passe des moments heureux et une période courte de calme avant de reprendre les combats face au "jolly roger". Florida Keys passe française, juste avant que l'Invincible Armada du roy d' Espagne soit signalée a l'ouest de Cuba.
La flotte ennemie est très menaçante et d'énorme tonnage, poursuivie par une coalition DWYBO/Frères de la Cote et quelques corsaires hollandais. Les Maréchaux s'organisent en deux flottes, une lourde stationnée devant la Havanne , et une flotte légère commandée par Dragan qui harcéle avec succès l'ennemi. Les espagnols sont encerclés et finissent par se jeter sur les Frères de la Cote et DWYBO. Les Maréchaux se jettent à leur tour dans la mêlée et la victoire est éclatante, ponctuée par la richesse des cales des galions pour récompense.
Lorsque Dragan regagne La Havanne, il apprend la mort de sa femme, fauchée par une fièvre des tropiques. C'est la consternation. Miné par la disparition de Sarah, il échange sa frégate de course contre une frégate, "La Galathée IV", et part pour les Bahammas quelques jours plus tard.
NOVEMBRE/DECEMBRE 1606: Les Pirates mis en déroute
Arrivé dans les Bahammas ou la Horde Noire s'est regroupée , les Marechaux prennent d'assaut la ville pirate de Nassau qu'ils libèrent pour la France. Les pirates qui avaient fuit sont défaits quelques jours plus tard à Eleuthera qui est donnée à La Hollande, puis c'est au tour de Grand Bahammas de tomber, ville que les hollandais reçoivent également en cadeau pour entretenir de bonnes relations.
Le secteur du nord allait finir d'être balayé lorsque soudain les français apprennent que les anglais veulent reprendre La Havanne. Dragan rapatrie toute la flotte à Cuba avec une petite escale rocambolesque sur l'ile d'Umbar, le fief d'Ebecott. Cette période reste un passage sombre de sa vie ou il étanche sa tristesse dans l'alcool, et parfois la violence.
JANVIER/FEVRIER 1607: Formidable Cienfuegos
Dès le retour a la Havanne, rapidement des anglais sont signalés comme se regroupant dans le secteur. Les Maréchaux les repoussent facilement, ce ne sont autre que les Dies qui fuient des pirates, arrivant de l'ouest. La tension monte entre les deux pays a cette époque la, les anglais accusant les Maréchaux de s'allier avec les pirates, cherchant un prétexte pour attaquer. Et une semaine pile après que Dragan ait abordé le brigantin de guerre de Matt Borr, le chef des Dwybo, une grosse flotte anglaise est repérée arrivant du sud est!
Les Maréchaux décident de ne pas les attendre au port pour limiter la casse a La Havanne et pour les battre à la loyale. Une vingtaine de leurs navires monte au front, Dragan au commandes de la flotte et la bataille qu'on appellera de Cienfuegos commence. Après avoir pris l'avantage en deux jours en leur coulant nombre de navires légers, deux Maréchaux téméraires font une bourde et se font couler. Le choc des deux flottes a alors lieu et la bataille est extraordinaire. Les anglais égaux en nombre se font écraser par les plans de bataille, l'organisation et l'expérience des capitaines français. La bataille se termine en 48 heures, avec comme point d'orgue l'après midi du samedi 13 janvier 1607. Le bilan est sans appel, c'est une victoire totale pour les Maréchaux qui se décident tout de même a mettre en berne leur drapeau après la bataille. Dragan érigera d'ailleurs une stèle à la pointe sud de la baie des cochons. Quelques jours plus tard, l'Angleterre, offensée par le résultat cinglant de cette énorme bataille qu'elle a elle même provoqué, décide de déclarer la guerre a la France.
Ce fut alors un bref repos pour les guerriers qui décident de repartir dans le nord finir le nettoyage des pirates. L'escadre menée par Dragan prend alors St Augustine puis Pensacola quelques jours plus tard, ville qui sera donnée a l'Espagne a cause d'une partie de cartes gagnée par l'espagnol de la confrérie, Javier de Corduba. Depuis Cienfuegos, Dragan a retrouvé des couleurs et la dureté des combats, et le danger de la mort si proche lui démontre qu'il a encore gout a la vie. Peu a peu il redevient le jeune homme drôle qu'il a toujours été, pour son plus grand bien....mais il n'aurait que peu de repos...
MARS/AVRIL 1607: La Mère des Batailles
Au courant de rumeurs sur l'activité anglaise dans le centre, Les Maréchaux décident alors de redescendre sur La Havanne puis mettre le cap sur Puerto Principe, au moment ou les anglais prennent Port Royale au Lys. Plutôt que des les attendre sagement dans la cité, ils préfèrent attaquer les ennemis sur leur terrain pour les empêcher de s'organiser, se regrouper et car ils préfèrent les batailles en mer. En face d'eux: les Passagers du récif, les DWYBO, les Cymry et quelques corsaires qui leur déclarent la guerre, plus de 40 navires de tout type....le combat s'annonce dur et en infériorité numérique cette fois ci.
La encore Les Maréchaux démontrent toutes leurs qualités. Dragan rate son infiltration dans Puerto Principe mais se bat au sud de la ville avec deux amis, Braton et E.Johns, pour bloquer les renforts anglais aussi longtemps qu'il le peut. L'opération est une réussite car elle permet a tout le reste de la flotte Maréchalienne de venir se positionner au sud de la ville pour "nettoyer" le secteur. Les coalisés, qui ont focalisé leur attention sur les trois frégates, sont balayés par la flotte au sud de la ville avant de pouvoir se regrouper.
Les français en profitent pour prendre la ville avec fureur et une implacable efficacité. La pauvre défense des passagers retranchés ne changera rien a ce qui devait arriver.
Mais deux jours plus tard....stupeur. Les français se réveillent encerclés de toute part . Pour la première fois depuis fort longtemps ils sont très inquiets, et ils doivent réagir. Les discussions vont bon train toute la journée dans tout l'état major et dans la nuit qui suit, après avoir observé jusqu'au dernier moment les coalisés, Dragan, Blythion et Dufremont donnent les ordres:
Ce sera un rush de nuit! Une fois encore ils ne se sont pas trompés, et une douzaine de navires coalisés sont détruits en quelques minutes vers minuit.
Au petit matin, l'étreinte autour de la ville a disparu a la grande surprise des anglais qui s'attendaient probablement a une défense acharnée des français au large de la ville. La ville quasi déserte, ils s'avancent quelque peu, avant de reculer en voyant les français rebaptir la forteresse.
Désormais les Maréchaux sont autant craints qu'haïts pour eux, et Oddball se refuse a avancer avec le reste de sa flotte encore très belle, protégeant sa confrérie après avoir sacrifié les Passagers du récif et les DWYBO. Les coalisés imposent une "guerrilla de tartanes" aux Maréchaux, restant hors de portée des français, que ce soit dans le port ou en mer. Dragan s'agace de cette tactique de couard et de fourbe...mais efficace car peu à peu ils les usent. Une nuit il tente un raid et élimine une énième galiote anglaise, mais son vieil ennemi, Braugham, sonne l'alarme en pleine nuit et lui envoie de sacrées bordées. La frégate du français subira 17 tirs avant de sombrer a l'entrée du port comme ça lui était déjà arrivé par le passé...Cette fois il avait payé sa témérité. C'est a cette période qu'il retrouve Ebecott qui tente de l'assassiner et qu'il fait la connaissance d'Eva, une jeune pirate venue la libérer dont il tombe amoureux. La tactique de l'ennemi les lassant, les Maréchaux apprennent que la Casa Velasquez se dirige vers la Havanne pour la prendre puis les anéantir aux cotés des coalisés. Au même moment les Corsaires de la Maison France arrivent dans le secteur mais ils se refusent à attaquer la majorité des coalisés avec qui ils ont des pna qui feront beaucoup de bruit, et les Maréchaux décident de quitter le secteur finalement un peu a contrecoeur, car même si l'ensemble de l'opération est un franc succès, ils n'ont pu anéantir totalement la menace. Dragan arme très rapidement une quaïche qu'il nomme "La Dulcinée" et trace la route vers l'ouest, écrasant encore une fois avec ses confrères une partie de la flotte coalisée qui s'était dangereusement éloignée de renforts potentiels.
C'est à ce moment qu'une tempête exceptionnelle paralyse toutes les caraïbes pendant 1 mois. Les français se mettent a l'abri dans les criques et font passer le temps comme ils le peuvent avant de repartir un beau matin en début d'avril.
Retour à la Havanne, où les péripéties recommencent alors. Ebecott, qu'il venait de relâcher, est arrêtée par les hommes du gouverneur local qui ne veut rien entendre sur sa libération.
Mais Eva ne peut pas laisser Eby comme cela entre ses griffes et oblige son petit ami à échafauder un plan....plan qui passe à exécution lors d'une fète au palais, avec la complicité de Chevaucheur de Dragon, le mari d'Ebecott.
MAI/JUIN 1607: Vacances? Non..Le Centre à Feu et à sang!
Notre héros met ensuite les voiles avec toute la flotte vers le Yucatan, passant des vacances bien méritées entre Belize et Palacios malgré quelques tartanes suicides des passagers un peu trop collantes.
C'est la bas qu'il tombe littéralement amoureux de Eva, avec qui il vit ses plus beaux jours. La jeune femme a désormais pris beaucoup de place dans son coeur et sa vie, et elle est maintenant son second qui plus est en mer.
1 mois sur place à bécotter, bronzer, caboter...juste le temps de traverser la mer cap sur Port Royale. La France est attaquée par la Corona dans le secteur et elle a encore une fois besoin d'aide. Après avoir semé de nombreux gêneurs sur leur trajet, les Maréchaux décident d'attaquer Port Margot à la surprise générale après une étape éclair sur Port Royale.
C'est Dragan lui même qui prend la forteresse, le lendemain même de sa venue au sein du CSL...un joli cadeau à la france....
La Tortue tombe à son tour quelques jours plus tard et les espagnols se replient alors sur La Véga. Une guerre de blocus commence alors, et ce sont les espagnols qui s'enervent les premiers et s'affaiblissent peu à peu. Les Corsaires de la Maison France dépechent alors sur place de lourds navires et l'attaque est à nouveau menée par Dragan.
Fière tête de proue de la flotte, son galion amélioré, le Nirvana, en première ligne, y sera finalement coulé après avoir reçu 27 bordées.
La vingtaine de navires espagnols prend finalement la fuite le lendemain, la ville étant écrasée sous la puissance énorme du rouleau compresseur des deux confréries. Le secteur est redevenu français comme prévu après 1 mois, et calme.
Dragan, qui s'achète alors une tartane, monte plein nord défendre Nassau face aux pirates mais il arrive en piteux état et c'est Azam Leborgne et son lougre qui l'achèvent.
La ville tombe face à la horde noire et Dragan redescend alors vers ses frères au sud avec une galiote nommée Isis pour navire.
C'est à ce moment qu'il devient officiellement ambassadeur de la confrérie, Cugel ayant quitté son poste avant l'attaque sur les espagnols, et Dragan assurant par intérim....
Quelques escarmouches ont alors lieu avec les Ghost Squadron dans le détroit entre Saint Domingue et Cuba. Notre homme y laissera à nouveau son navire, mais cette fois volontairement, et ce face à l'honorable Thornade, et après avoir vaillamment éliminé 2 anglais tout de même. Juste le temps de réarmer ce qu'il voulait, une tartane nommée Halifax. Avec ce navire il fera des razzias très impressionnantes aux cotés du capitaine Maximus sur les marchands au nord de Cuba, jusqu'à un fameux épisode.....
JUILLET/AOUT 1607: Révolution et Prison!
Lors d'une de ses nombreuses escales à Port Karhaix, Dragan apprend au début du mois de juillet que des "tricheurs au jeu" vont être jugés , et très certainement pendus comme d'habitude pour des faits qui commençaient à remonter assez loin dans le temps. Parmi eux, des grandes figures des Caraibes, et son frère d'armes, Uriel....
Alors qu'il prend du bon temps avec Eva dans une taverne, la révolution, initiée par Bart Roberts, est lancée en place publique. Rapidement des barricades sont posées dans la ville et de nombreuses personnes se joignent aux révolutionnaires qui souhaitent mettre dehors le gouverneur en place et instaurer la démocratie.
Notre héros, qui a un coup dans le nez et une ame de pirate humaniste tout de même ...choisit son camp en participant aux combats au coté du jeune Bart, de Tréviso, Mac Skorley, Straycat et tant d'autres....
Et après d'apres combats, la ville tombe! Un gouvernement , le conseil révolutionnaire, est mis en place. Pendant plus de 15 jours la révolution s'organise, mettant en place des hôpitaux, des soupes populaires, et un vote pour élire le nouveau gouverneur.
Dragan devient à ce moment là le conseiller à la défense de la ville, et s'active dans tous les sens. Car il sait une chose, les loyalistes, qui d'ailleurs comptaient de nombreux corsaires parmi eux, n'en resteront pas là.
Et là encore il voit juste. L'attaque vient de l'intérieur de la ville une nuit malgré sa belle défense avec de nombreux régiments, canons, et brulots. Et finalement, face à ses 2000 hommes, l'Europe en envoye 10000 sous l'égide de l'Eglise et du rrredoutable cardinal de Inquisio.
Les révolutionnaires opposent une rude défense , mais celle ci est désespérée et perdue d'avance.
Finalement les combats s'arrêtent lorsque le dernier régiment de Dragan sur la colline, pas moins de 300 hommes encore, vivants, se rendent face à plus de 3000 en face. Et alors que Dragan et de nombreux révolutionnaires sont jetés en prison, la ville se reconstruit, la rade du port nettoyée des nombreuses épaves de la flotte du cardinal et des navires sabordés...les morts sont enterrés, et la ville se reconstruit tout doucement sous une main de fer, celle du cardinal....
Pendant près de 2 mois, les insurgés sont au cachot, mis au secret dans des conditions exécrables qui provoquent d'ailleurs la mort de Crios. Eva est enlevée à Dragan, maltraitée...alors que le cardinal ne tient pas parole face au maréchal qui l'a pourtant aidé à retrouver Bart sous un odieux chantage de ce dernier.
Et alors que Dragan se prépare à s'évader, Atone de Tourville déboule déguisé en garde et leur ouvre les portes des cellules. L'ambassadeur ne perd pas une seconde et court alors sauver sa belle qui a bien changé.....Leur évasion se fait dans le sang et la vengeance....mais ils sont libres, et Dragan échange sa tartane au chantier naval contre une nouvelle frégate, décidément son navire préféré: Le Valhalla....
SEPTEMBRE/OCTOBRE 1607: Alliance et Zone franche
Ces deux mois en prison et la révolution permirent à Dragan de tisser des liens d'amitié avec les Passagers du Récif et les bases d'une Alliance qui fera grand bruit: Celle des "Passachaux".
A cette époque, les Frères de la Cote, aidés de la Conpagnie Noire des Caraibes, décident de créer la "Zone Franche" sur tout le Golfe du Mexique, zone qui a pour but de répartir arbitrairement pas moins de 14 ports entre les différentes nations. Cette zone, qui se veut commerciale doit garder des ports stables au risque de se retrouver en guerre avec les FDLC.
Dragan est un farouche opposant de cette zone avec nombre de ses amis et les Passagers. Et ils décident d'entrer discrêtement dans la zone pour y montrer leur opposition à ces loyalistes.
La prise de Vera Cruz par les Maréchaux en est le premier acte. C'est le point de départ d'une féroce bataille diplomatique avec les FDLC. Alors qu'ils comptent contrebalancer la prise de Vera Cruz à la Hollande par la prise et le don de Tampico....une révolte éclate dans tous les ports des Caraibes.
La révolution, qui semble avoir porté ses fruits, pousse les populations à défendre tous les ports férocement.
Les Maréchaux sont alors obligés de mettre les voiles vers l'est et se dirigent vers la flotille des FDLC qui prend la fuite. Dragan coulera au passage avec quelques amis le légendaire "Black Pearl" du capitaine Jack Sparrow.
Néanmoins, les Maréchaux poussent jusqu'à Florida Keys où ils retrouvent les FDLC. Des escarmouches éclatent, et Dragan prendra pitié sur le moment du galion amélioré de H.R Tika, le laissant se mettre à l'abri au port.
Alors que la bataille diplomatique continue et que l'ambiance reste électrique, Dragan invite Tika sur son navire pour négocier, et finalement après de longues heures de palabres, les Frères de la Cote acceptent toutes les conditions imposées par l'ambassadeur. Le succès est cette fois passé par la diplomatie, avant la fureur des canons.
Il feront donc leur retour dans le giron français, abandonnent la zone franche et leurs PNA, et s'engagent à changer de pavillon de fait. La paix sera signée quelques jours plus tard.
NOVEMBRE/DECEMBRE 1607: Armadas Hollandaises et Anglaises
Le début de l'hiver fut ensuite marqué par la venue des flottes nationalistes dans les caraibes. Celle des Hollandais venue tout spécialement pour faire payer la prise de Vera Cruz aux Maréchaux. Nos français, pris par surprise au tout début et quelque peu éparpillés perdirent quelques navires de gros tonnage.
Mais il en fallait plus pour déstabiliser la confrérie. Et le choix de revendre certains gros navires fut fait par Dragan, qui venait par ailleurs d'être élu Amiral de la confrérie. Les Maréchaux se regroupèrent , et utilisèrent la vieille technique des "tartanes suicides" apprise des Passagers.
La flotte Hollandaise, qui se défendait plutôt bien, fut affaiblie petit à petit. Et cette dernière subit un cuisant échec sous la forteresse de La Havanne face à des Français surorganisés en défense.
Von Gessel, leur amiral, décida alors de se replier à Florida Keys avec toute sa flotte. Ce fut le moment que choisirent les Maréchaux pour sortir du port et attaquer la flotte Anglaise nationaliste qui se trouvait non loin au nord ouest de la cote, devenant menaçante, surtout qu'une alliance Anglo-Battave avait été signée juste avant. Là encore les combats furent difficiles, mais les pertes étaient peu élevées, concernant seulement des navires légers.
L'Anglais fuyant à son tour, les Maréchaux reprirent en chasse les Hollandais, qui subirent de très lourdes pertes avant de se terrer dans Grand Bahammas avec seulement un tiers de leur flotte encore à flot. Dragan y laissera par ailleurs sa quaiche, L'Occitania, après de bons et loyaux services, coulée par Van Gessel lui même, ivre de rage.
JANVIER/FEVRIER/MARS 1608: Pirates!
Ce succès avait donc été payé au prix fort, et les Maréchaux redescendirent vers le centre et Port Margot. Notre capitaine équipe alors une frégate lourde au si joli nom..."Le Maelstrom", qui deviendra célèbre. Ce fut le moment que choisirent les capitaines B. Roberts, T. Van de Prujt et J. Nelson pour libérer le capitaine Sethys injustement enfermé en prison chez le gouverneur, et pour prendre en otage l'amiral anglais Ashworth, contre lequel ils réclamèrent 500000 piastres et la paix contre l'armada Anglaise nationaliste.
Le gouverneur les déclarant pirates recherchés et condamnés à la peine capitale, les Maréchaux décidèrent plutôt de les soutenir, las d'avoir les mains liées par la géopolitique, le Roy, le Lys, les autorités locales, les "qu'en dira t' on", et les évènements récents qui s'acharnaient contre eux. Ainsi donc ils prirent la décision à la quasi unanimité de devenir pirates, dans son idée la plus noble de liberté et de monde juste, jeté par les bases de la révolution.
Comme première action sous leurs nouvelles couleurs, ils choisirent de libérer la Jamaïque en faisant tomber Port Royale aux mains pirates, proclamant l'ile refuge des opprimés, y instaurant des lois de partage des biens et denrées, ainsi qu'une abolition de l'esclavage....
Ils ont ensuite fait un crochet rapide par Saint Domingue....mais apprenant la venue d'Ashworth et sa flotte anglaise nationaliste, ils mettent le cap sur Rio de La Hacha, plein sud. Et après une traversée un peu difficile, ils passent un mois à piller du marchand en bande très organisée pour se refaire la "pomme". Sous la houlette de Dragan et Dufremont, tout se passe bien, les dettes étant par ailleurs effacées, et quand ils repartent, la flotte est superbe, chacun ayant eu son navire, et très dangereuse avec plus de 850 canons et 6500 hommes.....
AVRIL/MAI 1608: La Baie des Pirates
Cette flotte n'avait en réalité été fabriquée que dans un seul but.... prendre Maracaibo! Personne ne s'y attendait, et la flotte Maréchalienne n'en fait qu'une bouchée après 24 heures de combat. Une république indépendante y est créée, avec les mêmes lois qu'en Jamaïque, basées sur l'égalité et la liberté. La plèbe est en liesse! Dragan, qui navigue depuis quelque temps en frégate lourde, y retrouve son ami Pietro, et d'autres, avec qui ils vont deviser gaiement, et jeter les bases d'une démocratie éphémère. Cette ville sera une ville lumière! Mais pour combien de temps.....
Très critiqués par les pirates eux mêmes, toute la bande de joyeux utopistes se fait piéger royalement.
Et si le tollé avait été maitrisé après la chute de Maracaibo, il n'en sera pas de même pour ce qui sera appelé par beaucoup le massacre de San Antonio....La petite ville, qui doit venir agrandir leur république, chute plusieurs fois en quelques jours. Devenue bastion des derniers loyalistes de la région, elle est le théâtre de nombreuses émeutes, et devenue poudrière...les maréchaux la laissent finalement tomber aux mains des français qui n'attendaient que ça.
Un peu désappointés, ils la laissent finalement en paix, ayant pourtant les moyens de la prendre à nouveau, et cette fois pour leur compte. Et c'est à présent Curaçao qui est visé. Dragan vient de passer des accords secrets d'alliance avec les français dans la région pour avoir la paix.
Là encore, la défense anglaise ne fera pas un pli sous sa houlette. Les Maréchaux décident de laisser Le Devin et les Corsaires de la Maison France donner le coup de grâce. La ville devient française..mais pour la tranquilité dans la foulée, c'était sans compter avec l'Amiral Maurice D'Espiard et sa flotte royale qui allait les attaquer sans préavis, voire sans raison aucune, seulement 4 jours plus tard....La France, qu'ils avaient si bien servis, pendant si longtemps, venait de les trahir...
JUIN 1608: Seul contre tous
A l' est de Curaçao, l' Armada Française les prend donc par surprise. Le sang de nôtre héros ne fait qu'un tour et il rassemble sa flotte le plus vite possible, alors que suite à leurs exactions l'accès de tous les ports des Caraïbes leur est refusé sur ordre royal. Le combat est inégal, Dragan le sait, mais lui et ses frères se battront comme des lions. Et malgré tous les plans possibles échafaudés par lui et le fidèle Jean Dufremont, ils se retrouvent dans l'obligation de se replier sur leur seul port d'attache, Curaçao. Après quelques jours de chasse au large de la ville, Dragan décide de contourner la flotte royale seul, après avoir revendu avec une certaine amertume sa frégate lourde qui l'a si bien servie , au détriment d'une nouvelle frégate.
Trop téméraire, il le payera cher, et alors qu'il combat pas moins de trois navires pirates en même temps, les navires royaux lui tombent dessus.
Commences alors la plus terrible des batailles qu'il n'ait jamais mené pendant plus de deux jours, face à 10 navires! 3 y passeront, mais son navire souffre trop, et le Hadès finira coulé corps et bien par une pinasse.
Mais cette déconvenue n'a pas servit à rien. Dragan demande alors que la paix soit signée, et quelques jours plus tard il obtient la paix avec les militaires. D'Espiard évacuant le coin, il ordonne alors la reprise de Maracaïbo qui leur refuse toujours le mouillage. Chose faite quelques jours plus tard.....ainsi que la réouverture des ports pour leurs navires.
JUILLET 1608: Les Francs Marins!
Le peuple, les corsaires et les autorités contre eux, les Maréchaux, fatigués des évènements des derniers mois, choisissent finalement de tourner la page en faisant patte blanche. Dragan, qui a équipé une nouvelle frégate, défend bec et ongle sa nouvelle idée et fait tout pour changer l'image intraitable des Maréchaux. La confrérie après vote, devient une organisation tournée vers le mercenariat, à la solde du plus offrant. L'idée fait son chemin en début d'été, ou ils en profitent pour souffler, et rééquiper quelques navires.
La confrérie perdra au passage quelques capitaines mécontents du changement de nom, qui tentent un coup d'état en interne, finalement étouffé dans l'oeuf.
AOUT 1608: Les Français défaits dans le sud
Ne dédaignant pas la propagande autour de leur nouveau travail, Dragan reçoit plusieurs offres de différentes nations. Mais c'est pour l 'Espagne qu'ils choisiront de se battre.
Leur but est simple, pour la modique somme de 500000 piastres, les Francs Marins doivent battre les preneurs de Ports dans le sud. Mais les Corsaires de la maisons Francs s'en mêlent. Le résultat ne se fait point attendre....
Si les PDP perdent seulement quelques navires...les CDLMF y laissent la quasi intégralité de leur flotte, ainsi que de belles sommes d'argent. L'opération est un réel succès. Les Français jouent les couards et n'osent plus sortir de leurs ports. Dragan propose alors au Conseil de 8 Espagnol, de profiter de leur diversion pour qu'ils reprennent Coro, San Antonio de Gibraltar, puis le Pacifique, où eux même se dirigent, ce que les "Oro y Sangre" feront petit à petit.
SEPTEMBRE/OCTOBRE 1608: Le Pacifique et ses richesses
Mission accomplie, les Francs Marins se dirigent donc vers le Pacifique, aussi appelé "mers du sud". Dragan y équipera son rêve de toujours à Puerto Bello, un galion moderne qu'il nommera "Quetzalcoatl.
Cet Eldorado plein de promesses leur apporte tranquilité, et leur permet surtout d'obtenir des gains rarement égalés....soit plus de 5 millions de piastres, et le double en marchandises non revendues. Presque toute la flotte passe en navire marchand pour cela, à part quelques galions destinés à la défendre et aborder les commerçants prospères. Dragan y fera la plus belle prise de sa carrière, une caraque transportant 1200 tonnes de bijoux! Allant au passage jusqu'à Acapulco....
C'est aussi à cette période que Dragan devient un des piliers journalistiques du pigeon enchainé, et est élu Mister Caraïbes 1608....
NOVEMBRE 1608: Retour aux Indes Occidentales!
Cales blindés et entrepôts pleins à craquer, les Francs Marins décident de repartir dans les Caraïbes pour une nouvelle mission. Dragan escorte leur flotte marchande jusqu'au détroit de Panama. S'ensuit après qu'ils aient équipé une nouvelle flotte, un long périple sans rien à signaler jusqu'à Chiquila. Profitant de leur énorme richesse ils arrosent les gouverneurs à foison, et toutes les nations les accueillent à bras ouverts. Entre temps le travail diplomatique de notre héros a payé, les Francs marins ne sont plus vus comme les Maréchaux, sauf par quelques irréductibles idiots(en particulier Anglais), même si leur réputation de farouches guerriers ne les a pas quittée.
DECEMBRE/JANVIER 1608: Victoire face aux GS, Fin d'un Mythe...et Piastreux!
Arrivés à Chiquila, les Francs Marins, contactés au préalable par les FDLC et Corsaires Bretons quand ils étaient dans le Pacifique, proposent une bataille en pleine mer à leurs vieux ennemis jurés, le Ghost Squadron.
Ces derniers acceptent, mais les choses trainent.
Les Flying Colors qui choisissent au début d'aider leurs amis Anglais changent d'avis comme de chemise, en y laissant l'intégralité de leur flotte de légers face à nos capitaines très expérimentés.
Après moult tractations, le GS sort enfin de sa tanière, mais soucieux de ne pas y perdre grand nombre de plumes, n'envoie qu'une flotte relativement légère au combat. La bataille a lieu à 8 contre 8, et les francs marins l'emportent par 7 à 3, Dragan se distinguant particulièrement en abordant le brigantin de guerre d'Obsidian qui se bat vaillamment, et la frégate de course de Mary Read.
La diablesse tuera au passage sa femme, Eva, dans une ruelle de Port Karhaix, pour une histoire de vieille rancune remontant à des années, histoire qui ne remontera jamais à l'oreille de son mari qui plonge dans la chagrin un temps.
Victorieux, les Francs marins décident alors de remonter vers la Havanne et Florida Keys, leurs ancien repaire, pour y passer les fêtes tranquille.
C'est là que Dragan refuse de mettre à exécution une nouvelle mission consistant à détruire la flotte de l'APU. Les Francs Marins partagent leur trésor, et accompagné de plusieurs amis....Maximus, Von Hubu, Aenor, Maellys et Braton, il décide de quitter son poste, la confrérie, le pouvoir qui va avec, pour redevenir ce qu'il avait toujours été a fond de lui, un pirate aventureux se battant pour la liberté et l'égalité.
Après une sacrée soirée mouvementée à la taverne de la piastre lisse, il fait donc son entrée dans la confrérie "Et pour quelques piastres de plus".
Commences alors un périple pour rejoindre ses nouveaux compagnons dans le vieux centre.
La route est sans histoires, jusqu'à ce que leur petite flotille composée de deux galions modernes, 2 galions rapides, un brigantin, et une tartane, rencontre sept Nieu Nederland chassant le marchand le long de la côte nord de Cuba. Le hasard faisant bien les choses, ils décident d'attaquer ceux contre qui ils avaient finalement refusé au dernier moment une mission. Leur flotte légère, menée par Angelina d'Assen, est tout simplement broyée par la tactique sans faille de nos futurs pirates. Dragan offre à sa nouvelle confrérie la tête de Miss Hollande qui repartira en chaloupe avec trois de ses amis, le reste fuyant aussi vite que possible.
FEVRIER/MARS 1609: Piège à Coucou et Baie des Pirates
Nos tous nouveaux pirates ont donc pris rendez vous dans le passage du vent, entre les iles de Cuba et d'Hipaniola. Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que les Français quadrillent la zone. Alertés par les corsaires défaits de l'APU, ils ont tissé un filet de renseignements pour mieux les anéantir.
De leur côté, les Piastreux et leurs quelques alliés, qui ne totalisent en tout et pour tout qu'une quinzaine de navires, projetent de faire chuter Port Margot. Mais les renforts Français affluent de toute part...
Et nos valeureux pirates ne s'en aperçoivent que trop tard, encerclés qu'ils sont. Au sud ouest, les FDLC, à l'est les PDP, et sur place les Bretons.
Le choix est vite fait, pas de prise de ville, et retour au repaire quitte à forcer la bataille face aux hommes de Tika. Mais face à une quarantaine de tartanes sur leurs arrières, et le vent qui leur joue des tours...le combat est des plus inégaux, et tourne au véritable massacre. Seuls contre la France si bien regroupée, la défaite est dure à digérer pour Doria, tous comme les 54 salves subies, et les deux abordages qui verront la fin de son fameux galion moderne, le Quetzalcoatl...
Petite parenthèse au passage, pour acte de tir fratricide sur Dragan et ses chers amis, une dizaine de capitaines français seront par ailleurs considérés comme traitres au Lys, dont une partie des FDLC, qui se reprennent leur indépendance vis à vis du Lys.
Mais fort heureusement pour nos pirates, l'honneur est sauf, et la plupart des piastres également. Cap sur Maracaibo où en moins de 15 jours une flotte flambant neuve est armée. A peine le temps de souffler, et déjà une Armada Espagnole de galions leur est signalée...
Les pirates se positionnent donc au nord ouest de la baie et éliminent un par un les corsaires espagnols en approche. Mais ces derniers sont bientôt aidés par les vaisseaux 3 ponts de l'Invincible Armada qui dormaient dans Coro...
Qu'à cela ne tienne, nos pirates reculent sur Maracaibo et bientôt l'Armada recule vers le nord. Une ouverture qu'ils n'espéraient pas, et sous la houlette de Dragan, les Piastreux se ruent sur Coro qui chute après 3 jours de combat. Ca y est la Baie est à eux, et ce en intégralité!
AVRIL 1609: Course poursuite avec les Frères de la Côte et Migration
Mais dans l'affaire, les galions ont eu le temps de fuir....et dès leur première sortie, les revoilà face aux vaisseaux 3 ponts qui naviguent dans le détroit au nord de Coro, et face à des invités surprise à la poursuite du même magot, les FDLC.
Une formidable danse s'engage alors pendant près de deux semaines. Les Français, à peine moins nombreux, mais mieux coordonnés, entrainent nos pirates loin vers le large. Le combat est des plus stratégiques entre les deux flottes, et se déplace doucement vers le nord de Rio à l'ouest, les vaisseaux 3 ponts jouant le rôle du chien au milieu du jeu de quilles.
Dragan essaye tant qu'il peut de coordonner les Piastreux et leurs alliés, ce qui n'est pas une mince affaire. Et si au final c'est une défaite au nombre de navires coulés, les FDLC y laissent de plus gros tonnages, et font une bien mauvaise opération financière.
Chez les pirates, le pire est évité de justesse à cause des vaisseaux espagnols, et les gros vaisseaux sont épargnés, en particulier ceux de Lordia et Doria qui s'en tirent de peu...La bataille aura été longue, très éprouvante, et belle, chacun saluant les capitaines de l'autre bord dans un profond respect.
Nous ne reviendrons pas ensuite sur les dissensions internes au sein des Piastreux, qui font plus ou moins éclater la confrérie. Dragan et plusieurs de ses compagnons choisissent donc de quitter cette organisation de faire route avec leurs vieux amis de la Plume Noire, cap vers le sud est, toujours plus loin. Une page se tourne...
MAI/JUIN 1609: Oai e Liberta! La Plume Noire passe à l'action....
Fort heureusement, après tant de péripéties, nos pirates font route vers le sud des Antilles en toute tranquilité. Quelques marchands et corsaires en feront les frais au passage, mais dans une certaine routine, finalement bienvenue.
Pendant ce temps là, les Chevaliers de la Plume Noire se renforcent très vite, et naviguent de concert. Nul ne sait vraiment où ils s'en vont, et c'est l'époque ou Dragan et son second, Gwen, refont de belles rencontres, d'abord la mulâtre Lucila Valiente, puis la gitane Esperanza "Corbeau" Mortales....
Mais revenons à nos moutons noirs. Le plan resté très longtemps secret, de celui qui est désormais plus connu sous le nom du "Renard", se met en place! La prise de Cayenne par surprise est une parfaite réussite. Et la charte de la Plume y est appliquée immédiatement.
Abolition des privilèges, de l'esclavage, éducation pour tous, partage des terres etc...
La Révolution de juillet 1607 n'est pas morte, ni celle des Francs Marins de Maracaïbo. Un air de liberté plane dans la région qui n'est pas défendue par les loyalistes, comme prévu, et c'est même le retour de la Horde Noire...
Car après Cayenne, c'est au tour de Surinam, puis Georgestown, San Tomas, Trinidad, et enfin Margarita! Que vont ils faire à présent? Suspense....
Statistiques:
-Navires abordés: 318 dont 58 Hollandais, 68 Espagnols, 77 Pirates, 66 Anglais, et 50 Français
-Navires coulés: 34 dont 3 Hollandais, 2 Espagnols, 14 Pirates, 7 Français et 9 Anglais
-Abordé 6 fois(2 galiotes, 1 frégate de course, 2 lougres, 1 galion moderne), Coulé 6 fois (4 frégates, 1 galion amélioré, 1 quaïche)
-A participé à 37 prises de forteresses, et donné lui même le coup de grâce
*pour la France: Cartagéna, Santa Catalina, San Juan, Port Margot
*pour les Pirates: Cayenne et Surinam
En cet été 1609, Dragan est devenu un vieux briscard malgré son jeune age, de grande renommée, Chef d'escadre, Ambassadeur, Amiral de la confrérie la plus haïe et la plus redoutable de toutes les caraïbes, puis un ô combien redoutable Pirate, toujours capable de fédérer autour de lui.
Aux cotés de tous ses formidables amis Maréchaux devenus Francs Marins, puis aux côtés des Piastreux, et enfin des Chevaliers de la Plume noire, il écume toujours les mers. Mais après avoir presque tout connu, en particulier la gloire, les piastres, et la belle vie, il ne bat plus que pour ses idéaux révolutionnaires.
Question navire, ce capitaine affectionne particulièrement la Frégate, au contraire des navires plus légers qu'il manie avec moins de finesse et d'efficacité, corsaire téméraire qu'il est, mais espère bien retrouver un jour un magnifique galion moderne, pour finir comme une légende.
Toujours aussi théâtral, grande gueule, avec son fort parler qui lui est propre, notre bonhomme a néanmoins beaucoup changé. Eva, sa femme devenue une grande duelliste, a laissé sa vie dans un règlement de comptes avec Mary Read. Et du coup notre homme, veuf pour la seconde fois de sa vie, se pose un tas de questions, qu'il noye le plus souvent dans l'alcool, le coeur devenu aussi noir que ses voiles et son pavillon. La solution? Une nouvelle conquête pour Mister Caraibes peut être? Qui sait?
Ses plus grands succès restent la déroute de l'Invincible Armada, la bataille de Cienfuegos, et la Mère des Batailles de Puerto Principe, mais à 30 ans, il ne compte pas s'arrêter la, malheureusement pour ses ennemis! Son point faible: l'excès de confiance en lui, sa tactique et sa stratégie, qui a fait depuis le temps des émules....
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