Corsaires

1604, la mer des caraïbes est le théâtre des exactions pirates
et d'une guerre larvée entre les grandes nations européennes.



Diplomatie
Enemy Enemy     Odia Odia
Désapprouvé Désapprouvé     Verbod van verblijf Verbod van verblijf

Bram Hawkins

Caractéristiques
Renommée
25
Signe particulier
Charismatique
Expérience
Loup de mer
 
 
Confrérie
Et pour quelques piastres de plus...
(Aura: 331)
 
Navire
Artois (Tartane)

 


« Je ne suis pas pessimiste. Je pense être simplement un optimiste bien informé »

« A quoi bon prendre la vie au sérieux, puisque de toute façon nous n'en sortirons pas vivants ? »

"Une fois qu'on a passé les bornes, il n'y a plus de limites."

Personnalité :


Le mot courage revient souvent quand on parle de moi et j’avoue que ça ne me déplaît pas. J’aurais autrefois donné cher pour avoir cette réputation du gars qui ne recule jamais face au danger ou pour être salué par les autres marins comme ils me saluent maintenant, d’un signe de tête approbateur. Mais honnêtement, je ne crois vraiment pas que la fuite en avant à laquelle je me livre soit réellement un acte de courage.

Si un mot devait me décrire, ce serait selon moi fataliste – et je dois avouer que ça me plaît tout autant...
Il est vrai que je n’ai plus aucune illusion à me faire quant à mon avenir. Me sachant condamné, j’assiste avec un certain détachement à tout ce qui pourrait bien m’arriver. Le bon vieux truc du « foutu pour foutu »…
Mais je ne veux pas que ce fatalisme assombrisse mes dernières années. Point de mélodrame ! Je n’ai pas de temps à perdre à larmoyer sur mon sort.

Non ! Bien au contraire je veux vivre avec un fatalisme flamboyant ! Je veux avant ma mort avoir l’occasion de devenir ce que je ne suis pas. Un héros ! Un mythe ! Une légende !
Je veux vivre le temps qui me reste avec excès ! Je veux vivre aimé par mes amis et admiré même de mes ennemis ! Et je veux pouvoir admirer les plus remarquables d’entre eux !
Je veux être toujours partant pour les projets les plus fous ! Je veux être près à tout quitter pour la moindre de mes lubies ! Je veux de l’Inconscience ! Du Danger ! De la Folie !
Enfin, je veux mourir ! Mourir libre ! Mourir avec brio ! En lançant au ciel un dernier blasphème ! Mourir pour des valeurs auxquelles je n’ai jamais cru - et si possible avec des dettes outrancières !
Pour pouvoir mourir sans aucun regret !

Mais soyons lucide… C’est bien la proximité de la mort qui me permet d’accomplir des actes si audacieux. Le vrai courage, lui, réside dans le comportement de mes hommes. Eux qui me suivraient où que j’aille pour bien souvent fort peu de choses. Ces hommes qui pourraient choisir de vivre mais qui préfèrent mourir avec moi...

Point de vue externe sur Bram Hawkins :

Flibustier atypique, son idéalisme, son altruisme chevaleresque et son désir de justice lui ont valu son surnom dans sa confrérie (« le Bon »). Mais cela ne doit pas occulter la face sombre de son tempérament : pour défendre ses belles idées, Bram sait être d’un extrémisme rare, implacable et violent… Totalement rallié à la cause libertaire, il idéalise la piraterie qu’il voit comme l’embryon d’une nation supranationale qui permettra, si elle renverse les rois, l’apparition d’une société juste et égalitaire, dénuée de contraintes, de lois, d'impôts, de rois, d'esclaves ou de religions…

Jeune homme d’une vingtaine d’année, il n’a pas besoin d’élever la voix pour se faire écouter. Malgré sa désinvolture affichée et son calme apparent, malgré sa voix douce et son sourire avenant, malgré ses manières – certes imparfaites - d’aristocrate et son humeur amicale, on sent bouillir en lui un sentiment d’urgence, un désir intense et inassouvi de violence, de passions et d’héroïsme…
Quand, tard dans la nuit et au coin d’un feu, l’alcool a suffisamment inondé les esprits, la voix de Bram se fait plus lyrique, vibrante, exaltée presque. C’est dans ces moments - et dans ces moments seulement - que l’on saisit à quel point Bram Hawkins aime la vie…





Histoire :

Le 3 août de l’An 1606,

Je vais bientôt mourir…
Si je ne trouve pas la mort sur une potence, la tuberculose que j’ai contractée depuis des mois se fera une joie de suppléer mon bourreau. Certes, je me battrai jusqu’au bout pour ne pas connaître une mort aussi insipide ; mais je sais trop bien que dans un futur plus ou moins proche je serai bon pour le Grand Saut. Pour éviter que ce jour là, toute trace de ma vie ne disparaisse quand on aura jeté mon corps à la mer, j’ai tenu à consigner le récit de ma vie. Je ne me fais pas d’illusions sur l’avenir de ces quelques feuillets : sans doute mes gars s’en serviront-ils pour démarrer un feu…dans le meilleur des cas !
Mais bref, je tenais à le faire...

Voilà donc mon histoire, depuis ma naissance :

Je suis né à Amsterdam vers 1580. A cette époque, ma mère alors âgée d'une vingtaine d'années avait toutes les raisons d'envisager son futur avec optimisme : elle était jeune, belle mais surtout préservée de la faim, ayant obtenu depuis peu un emploi de serveuse dans une taverne. La misère semblait loin derrière elle.
Grisée, elle comptait même ne pas s'arrêter là. Sans doute s'imaginait-elle déjà mariée à un vieux négociant qui lui ferait l'égard de mourir quelques années plus tard en lui léguant sa fortune colossale…
Le destin est excentrique : ce riche marchand prit les traits d'un jeune marin totalement désargenté. Ils ne se connurent qu’un soir. Peut-être même l’avait-il déjà oubliée quand il embarqua le lendemain vers l’Amérique.
Elle, n’a jamais pu vraiment l’oublier. Ni oublier ce qu’il lui laissa : un petit bâtard qu’elle appela Bram...
Peu de gens comprirent pourquoi cette femme dont l'arrivisme supplantait toutes considérations morales décida de me garder, moi qui annihilais par ma seule présence tous ses rêves de mariage et de fortune... Elle le fit cependant, et sans hésiter, croyant pouvoir par ce biais pouvoir conserver définitivement une trace de son marin parti pour le nouveau monde.

Ce en quoi elle se trompait de nouveau.

Ma mère perdit son emploi quand il devint impossible pour elle de dissimuler qu’elle était enceinte. Elle m’éleva donc dans une extrême précarité mais dès mon plus jeune âge fit tout ce qu’elle put pour que je puisse recevoir une éducation digne d’un fils de notable. Peut-être croyait-elle que ce vernis de culture et de bonnes manières allait pouvoir me sortir des bas fonds, comme elle avait d’abord présumé que sa beauté le lui permettrait ?

Je ne m’étonnais pas à l’époque de recevoir épisodiquement la visite de ces précepteurs étranges mais passionnants. Je n’ai compris que bien plus tard d’où venaient les énormes sommes d’argent investies dans ces cours… et n’ai apprécié qu’encore plus tard la hauteur du sacrifice de ma mère.

Ma mère avait tout misé sur l’avenir radieux qui m’attendait.. Je ne sais pas si elle pensait réellement que je parviendrais à changer de vie avec cette éducation fragmentaire ou si elle entretenait cette illusion par un optimisme forcené…

Elle ne devait jamais déchanter puisqu’elle mourut vers 1600, me laissant seul pour subsister.


J’étais sans doute plus lucide qu’elle sur les maigres chances que j’avais de percer l’impénétrable hiérarchie sociale de Amsterdam.
L’expérience me le confirma.
Et le simple besoin d’argent me poussa donc rapidement vers deux options : le clergé ou la marine.

Au risque de briser un mythe – un mythe ! Comme je deviens modeste avec le temps ! - ma vocation ne s’est faite que par défaut, ma foi étant très intermittente depuis la mort de ma mère.
Je m’engageai donc sur un navire marchand en partance pour les caraïbes.

Ce fut le début d’une nouvelle vie.

Je développai sur ce navire une réelle passion pour le voyage, la mer et la navigation. Mon enthousiasme à tout découvrir et à tout apprendre, et sans doute l’apparente bonne éducation que j’avais reçue, me firent rapidement me démarquer des autres marins. Et sans vraiment l’avoir voulu, je me retrouvai second du navire.

J’étais un bon second, populaire mais respecté, et même craint quand il le fallait.

A cette époque, un événement me marqua profondément : la lecture du Discours de la servitude volontaire d’Etienne de la Boétie. Ce fut une révélation ! Un bouleversement même !
En moi naquit ce jour là une conscience aiguë de la politique et un sentiment de révolte – presque - naturel, comme si ces idées avaient réveillé en moi une flamme assoupie. Et, même si je ne partageais pas toutes les idées exposées dans ce livre, celles-ci furent le fondement de ma propre vision du monde.
Ce livre ne m’a pas quitté depuis.

Je me souviendrai toujours de la tension ressentie par l’ensemble de l’équipage la première fois que nous aperçûmes au loin un navire pirate… et le sentiment de soulagement quand nous arrivâmes à bon port ce même jour.

Ce danger me fascinait. Je brûlais de mieux connaître ces navires que nous fuyions comme la peste. Je rêvais même de les rejoindre, enviant leur liberté absolue… Mais il est très difficile d’assouvir ce genre de projet quand on a enfin accès à une vie satisfaisante. J’avais peur de tout perdre. Il me manquait quelque chose, une motivation supplémentaire...

Celle-ci arriva avec mes premières quintes de toux.

Je compris quel mal m’affectait quand j’ai commencé à cracher du sang ; un mal mortel et contagieux : la tuberculose.

Je fus débarqué à Grenada et mis deux semaines à me relever de cette difficile nouvelle. Mais je voulais continuer à naviguer. Pouvais-je seulement y penser en courant le risque de contaminer tout l’équipage ?

Une solution s’imposait : trouver des gars qui n’auraient pas de considérations pour ce genre de choses. Ce fut assez simple parmi les flibustiers, dont les rangs étaient remplis de contagieux de toutes sortes. J’avais presque l’impression que les gaillards que je recrutais n’appartenaient pas au monde que je m’apprêtais à quitter. Ils avaient tous déjà braver la mort des dizaines de fois et c’était comme s’ils ne s’en souciaient plus vraiment.

J’achetai donc un navire chez un armateur à crédit que je baptisai - sobrement ? – Crépuscule.

Et je partis, forban parmi les siens !



Bilan :


Corsaires Français abordés :

- Justice (Galiote appartenant au corsaire Demli Von Golgoth )
- Orient (Galiote appartenant au corsaire Joachim Dit Tête Folle )
- Orseau (Galiote appartenant au capitaine Enguerrand )
- Lorraine (Tartane appartenant au capitaine Charles Rocca )
- Noble Sang (Allège appartenant au corsaire Joachim Dit Tête Folle)
- Chasseur (Galiote appartenant au capitaine David Leblanc)
- Brillant (Tartane appartenant au capitaine Tercipérix )
- Cicéron (Allège appartenant au capitaine David Leblanc)
- Eve (Galiote appartenant au capitaine Orik Croix De Fer)
- Astrea (Allège appartenant au capitaine De La Gayère )
- Marina (Frégate d'avis appartenant au capitaine Antoine )
- Marquis de Castries (Galiote appartenant au capitaine De La Gayère)
- Gladiador (Galiote appartenant au capitaine Greldig )
- Zeitin (Galiote appartenant au corsaire Enguerrand )
- Guillaume Tell (Tartane appartenant au corsaire Mathieu)
- La Haye (Bélandre appartenant au capitaine Braton des Maréchaux)
- Fougère (Tartane appartenant au capitaine De Bernigaud De Granville)
- Beaupré (Tartane appartenant au capitaine John Rackham)
- La Blanche Hermine (Lougre appartenant au capitaine De Bourayne)
- Albion (Galiote appartenant au capitaine Bill Le Manchot)
- Mooie Hen (Tartane appartenant au capitaine Fred Van Octo, membre de l'APU)
- Veilleur (Pinque appartenant au capitaine De la Gayère).
- Portland (Pinque appartenant au capitaine Tom Bombarde)
- Zeus (Tartane appartenant au capitaine De la Gayère)
- Unicornio (Tartane appartenant au capitaine Adam Smith)

Corsaires Espagnols abordés :

- Palo De Batavian (Bélandre appartenant au capitaine Esteban Vide toneaux)
- Saffier (Galiote appartenant au capitaine Cucamonga)
- Eldorado (Traversier appartenant au capitaine Saitaky)
- Gulls (Tartane appartenant au capitaine Esteban Vide toneaux)
- Lámina Maldecida (Tartane appartenant au capitaine Eleste)
- Cartagena (Tartane appartenant au capitaine Esteban, el Oscuro des Gentilhombres De La Fortuna )
- Malta (Tartane appartenant au capitaine Santiago des Custodia Terrae Sanctae)
- San Sebastian IV (Brigantin de guerre appartenant au capitaine Javier De Alvaro des Custodia Terrae Sanctae)
- Nina (Tartane appartenant au capitaine Felipe De La Cerda)
- Luna Del Plátano (Frégate d'avis appartenant au capitaine Felipe Garcia Y Gonzales)
- Black Pearl (Galiote appartenant au capitaine Pedro Del Castel de la Casa Velasquez)
- Orgullo (Galiote appartenant au capitaine Alejandro Ortega de la Casa Velasquez)
- Trueno (Galiote appartenant au capitaine Sandoval de la Casa Velasquez )
- Atalante (Galiote appartenant au capitaine Sandoval de la Casa Velasquez)
- Dante (Tartane appartenant au capitaine Horacio Del Baz de la Casa Velasquez )
- The holy ship (Brigantin appartenant au capitaine Patrick O Hara)
- Duc (Galiote appartenant au capitaine Kaliadar des corsaires bretons)
- Puerco espín (Tartane appartenant au capitaine Commodor Alvarez de la Casa Velasquez)
- Halcón Del Mar (Tartane appartenant au capitaine Miguel De Santa Cruz)
- El Morro Jable (Tartane appartenant au capitaine Alberto Antuña)

Corsaires Anglais abordés :

- Shamrock (Tartane appartenant au corsaire O Neil)
- Liverty (Pinasse appartenant au capitaine Warwick)
- Black Pearl (Pinque appartenant à la capitaine Martha Harris)
- Endreeton (Quaïche appartenant au capitaine Endren Fosteu des English Corsairs)
- Shadow Of Intent (Frégate lourde appartenant au Commodore Keyes) +coulé+
- Thunderer (Tartane appartenant au capitaine Argheim Mackensie)
- Buitenlander (Allège appartenant à Virgil Langley des English Corsairs)
- Hart van Geld (Tartane appartenant à Van Castel de L'APU) +coulé+
- Plume (Tartane appartenant à Drosera des FDLC)+coulée+

Corsaires Hollandais abordés :

- Cassandra (Tartane appartenant à la capitaine Ebecott)
- Wraak (Traversier appartenant au capitaine Agriesean)
- Melodie (Tartane appartenant à la capitaine Stellie des Indépendants)
- R-S (Flûte lourde appartenant au capitaine Damasco de la Rive Sud) +coulé+
- Flower (Tartane apppartenant au capitaine Don Tacker)
- Plume Des Mers (Tartane appartenant au capitaine Drakken)
- Subtiel (Galiote appartenant au capitaine Willem Van Der Werden)
- Le percepteur (Tartane appartenant au capitaine Boursékan Amélien)
- Heilig Moeder (Galiote appartenant au capitaine Tguillaume Lelorrain)

"Pirates" abordés :
- Drake (Tartane appartenant à la capitaine Tarja)... Le 31 octobre 1607, en représailles à des attaques de la Rive Sud.
- Melody (Tartane appartenant au capitaine Sirius)... Le 23 novembre 1607 en représailles toujours.



Ceux qui m'ont coulé
- Elmafioso (Anglais)
- Mayorkam ("Pirate" servant la France)
- Sylmar (Français)
- Balka (Hollandais)
- Sirius (Pirate pour conflit personnel)
- Javier le Jaune (Français)
- Thomas De Gouvecq (Français)
- Guilbert de Givremont (Français)
- El Hermano (Espagnol)
- Federico de Casablanca (Espagnol)
- Matt Boor (Anglais)
- Commodore Keyes (Anglais)
- Lerd Erien (Anglais)
- Jacob Van Heemskerk (Hollandais)
- Van Der Groen (Hollandais)
- La forteresse de Santiago de Cuba
- Vladimir Layx (Français)
- Dirk Debeukelaar (Hollandais)
- Rodrigo Kawatores (Espagnol)
- Inugo Montoya (Espagnol)

Navires acquis - hors armateur :

- Crépuscule [Galiote]
- Et pour quelques salves de plus [Lougre]
- Horizon Funèbre [Frégate de course]
- Million Miles Away [Brigantin rapide]
- Million Miles Away [Frégate rapide]
- My Friend Of Misery [Brigantin]
- Lord of War [Galion rapide]
- Million Miles Away [Frégate]
- Million Miles Away [Galion rapide]
- The Black Sheep [Frégate]
- Bastards Den [Frégate de course]